
Le ministre des Finances, Gilles Roth, s'y est engagé formellement ce mercredi matin: la classe d'impôt 1A - notamment les personnes divorcées ou veuves - bénéficiera de nouveaux allègements fiscaux l'an prochain.
En revanche, les mesures visant à compenser la hausse des prix de l’énergie ne seront pas reconduites l’année prochaine, comme le demandent la Commission européenne et la Banque centrale européenne. Le ministre de l'Economie, Lex Delles, prépare l'arrivée à expiration des mesures décidées par la réunion tripartite avant les élections législatives d'octobre.
Le ministre des Finances a également défendu les mesures destinées à relancer le marché immobilier et annoncé que le Premier ministre, Luc Frieden, convoquera une nouvelle table ronde logement.
Mercredi matin, Gilles Roth est une nouvelle fois revenu sur certains chiffres. Le déficit budgétaire de l'Administration centrale (c'est-à-dire sans les caisses sociales et les communes) sera moins élevé que prévu au début de l'année.
D'une part parce que les recettes de l'Etat ont évolué positivement. Mais d'autre part aussi parce que les dépenses ont augmenté moins vite que ces dernières années. "Je n'ai jamais rien dit d'autre", a souligné le ministre des Finances, qui n'a plus prononcé le terme de "mesures d'austérité". La progression moyenne des dépenses de 4% tient compte des temps incertains actuels.
Gilles Roth a énuméré un certain nombre d’exemples, où des dépenses publiques ont été réduites ou même supprimées. Ainsi dans son propre ministère une économie d’environ 320 millions d’euros sera réalisée rien que par le fait que les nouveaux locaux pour les administrations seront loués et non plus toujours achetés. La réduction des embauches dans la fonction publique permettra d’économiser 74 millions d’euros. Au ministère de l’Environnement, des postes sont dotés d’environ 121 millions d’euros de moins: d’une part, la participation de l’Etat aux investissements du Sebes sera étalée sur une plus longue période et d’autre part, des fonds spéciaux seront dotés de 55 millions d’euros de moins. Par ailleurs les coûts de planification et d’aménagement des zones industrielles ont été revus à la baisse à hauteur de 25 millions d’euros. Le budget du ministère des Sports sera inférieur d'environ 35 millions d'euros, principalement parce que les projets d'infrastructures avancent moins vite. Enfin un certain nombre de dépenses seront totalement supprimées : la helpline santé ou encore l'acquisition et le transport de véhicules spéciaux pour des missions dans les pays d'Afrique de l'Ouest.
Le ministre des Finances a aussi annoncé ou proposé une sorte de "frein à l'endettement". Il a déclaré que l'OMT, l'objectif budgétaire à moyen terme, qui désigne le solde budgétaire structurel qui protège un pays du risque de dépassement du seuil de 3 % du PIB, doit être ancré dans la loi.
"Nous ne mettons pas de corset", a souligné le ministre CSV. Un OMT fixé dans la législation indiquerait que nous misons sur une croissance qualitative et que les dépenses sont ciblées. Il faut toujours pouvoir réagir "évidemment avec de la flexibilité" en cas de crises ou de chocs exceptionnels, mais il est aussi important de donner "un signal" aux investisseurs, a ajouté Gilles Roth.