
"L'Adapto n'est pas un traitement de faveur" ont déclaré les auteurs de la pétition jeudi devant les députés. C'est déjà la deuxième fois qu'un débat est organisé à la Chambre suite à une pétition portant sur les dysfonctionnements du service de bus destiné aux personnes présentant un handicap. Nous aurions préféré ne pas avoir à revenir, ont souligné les pétitionnaires, mais les problèmes sont quasiment identiques qu'il y a quatre ans. Selon eux, "les problèmes rencontrés par les utilisateurs de l’Adapto seraient si nombreux qu’on ne pourrait plus parler de cas isolés," est-il précisé sur le site de la Chambre des députés. Des retards sont toujours constatés, les chauffeurs ne sont pas suffisamment formés et les personnes aveugles ne sont parfois pas informées de l'arrivée de leur bus.
Des exemples ont été fournis par les pétitionnaires. Comme celui de cet homme qui a valsé dans le bus, parce que son fauteuil roulant n'était pas correctement attaché. Ou celui de cette femme qui a perdu son emploi parce qu'elle arrivait régulièrement en retard à son travail, car elle devait attendre avec son enfant le bus Adapto. Les auteurs de la pétition ont demandé un audit, une amélioration de l'application et aussi que les personnes concernées soient prises en compte.
La ministre de la Mobilité, Yuriko Backes, a assuré lors du débat que l'amélioration de ce service est une priorité du gouvernement et est prévue dans l'accord gouvernemental. Elle a également déjà commandé une enquête auprès des usagers. La ministre a aussi annoncé un audit du service Mobibus, en charge du transport des personnes handicapées vers les écoles et les ateliers protégés. Enfin la formation des chauffeurs va être améliorée.