Dernier jour du procèsAffaire Valentiny contre Schengen, "une question d'honneur"

RTL Infos
Ce vendredi a eu lieu le cinquième et dernier jour du procès qui oppose le bureau d'architecture Valentiny hvp au Conseil échevinal de Schengen ainsi qu'un ingénieur de la commune.

En résumé, l'honneur des deux parties adverses a été blessé.

L'avocat de l'ingénieur du service technique de la commune de Schengen, accusé par la partie adverse de prise illégale d'intérêts, a défendu son client en arguant que ce dernier n'avait pas forcément été dans le sens des architectes et que ceux-ci ont décidé de lui mettre des bâtons dans les roues.

En tant que responsable communal pour le projet de campus destiné à une école centrale à Remerschen, il aurait favorisé un autre bureau d'architecture tout en harcelant le bureau Valentiny sans raison. "C'est le reproche le plus grave que l'on peut faire à un agent communal", commente son avocat, "et il n'y a aucune preuve pouvant confirmer ce reproche".

L'agent communal se défend en avançant que cela ne lui était jamais arrivé en 25 ans de carrière. L'architecte Anna Valentiny lui reproche également de l'avoir traitée de manière condescendante lors de réunions. "Elles m'ont complètement pris de court, en tant qu'agent communal, j'ai des responsabilités dans ce projet, mais les décisions finales sont toujours prises par le Conseil échevinal", a ajouté l'ingénieur.

Le bourgmestre Michel Gloden et deux échevins ont été accusés par la partie adverse de diffamation et de calomnie suite à la manière dont la collaboration avec le bureau d'architecture a été interrompue lors d'une réunion du Conseil communal en mai dernier. Deux projets précis étaient alors visés, la construction d'un hall sportif et l'élaboration du PAP pour le campus. La partie plaignante dénonce l'annulation des contrats faite pratiquement en public, en argumentant sur cinq points qui auraient pu enlever toute envie à de futurs clients de se tourner vers ce bureau, comme l'a expliqué Maître Elisabeth Kohll: "ce n'était vraiment pas nécessaire, tout comme le fait de dénigrer le travail de nos équipes".

Alors que les deux adversaires ont connu des collaborations professionnelles de qualité pendant plusieurs décennies, les représentants de la partie plaignante se demandent quelle motivation a poussé la commune à nuire à la réputation du bureau Valentiny. Durant le procès, c'est un "jeu politique" de la part du bourgmestre qui a été dénoncé, ce que le principal intéressé a catégoriquement nié. Il a expliqué avoir pris la décision de se lancer dans la course aux élections communales un mois après la décision du Conseil communal de résilier les contrats les liant au bureau Valentiny.

Il a été également rappelé que ces annulations ne concernent que certains contrats bien précis: "la collaboration continue tout à fait normalement avec le bureau Valentiny sur d'autres projets", a rappelé le bourgmestre.

Le jugement est attendu pour le 28 mars prochain.

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