Un avion Cargolux a perdu des pièces de son train d'atterrissage lors d'un atterrissage d'urgence à l'aéroport du Findel dimanche 14 mai. En l'occurrence, l'appareil n'avait "pas pu rentrer son train d'atterrissage au décollage" puis "le train d'atterrissage côté droit s'est détaché" lorsque le Boeing 747 s'est posé.
Des témoins ont pu filmer l'atterrissage mouvementé de l'avion de Cargolux, très endommagé.
La piste est restée fermée plusieurs heures avant de rouvrir au milieu de la nuit. Une autorisation spéciale avait alors été donnée à certains avions pour permettre leur utilisation de la piste.
La compagnie confirme qu'aucun membre d'équipage ni aucun personnel au sol n'a été blessé lors de l'incident. Les équipes du CGDIS sont intervenues afin de nettoyer la piste du Findel après la détection d'une fuite d'un liquide hydraulique sans oublier l'enlèvement de l'imposant train d'atterrissage qui s'était décroché du fuselage avant de s'immobiliser le long du runway.
Pour permettre à l'avion de se poser, une manœuvre de retour avait alors été initiée, ce qui impliquait de vider du carburant en plein vol avant de se poser au Findel.
La procédure est réglementée dans les espaces aériens belges et luxembourgeois. Et ne peut pas être effectuée:
Dans ce cas précis, le kérosène a "principalement été délesté dans les Ardennes sur une hauteur de 10.000 pieds"ont annoncé le ministère de la Mobilité et la Direction de l'aviation civile. Une altitude qui doit permettre au kérosène de s'évaporer "complètement" ajoute un communiqué en faisant référence à des études de la United States Air Force. Ainsi, il est "peu probable que le territoire luxembourgeois ait été affecté par cette procédure" affirment le ministère et l'Administration.
L’Administration des enquêtes techniques et la Direction de l’aviation civile ont procédé "à une enquête technique qui est actuellement encore en cours". Leur analyse doit "définir la classification du risque de l’incident".
Le gouvernement luxembourgeois, qui exclut toute ingérence dans l'enquête menée par les administrations de l'État, s'est engagé à s'abstenir de tout propos concernant l'incident. "Il appartiendra aux administrations de communiquer le moment venu, les résultats de l’enquête" fait savoir le ministère de François Bausch.