
Des éléments de la "Very High Readiness Joint Task Force", c'est-à-dire des troupes militaires capables de répondre très rapidement aux urgences, se sont réunis en Sardaigne pour participer à l'exercice baptisé "Noble Jump 23".
Des unités de l'armée luxembourgeoise participent à cet exercice d'envergure qui se déroule sur plusieurs jours tant au sol que dans les airs.
Une équipe de RTL sera sur place en Sardaigne pour couvrir le grand final de cet exercice vendredi avec des démonstrations en direct. Pierre Jans explique quels pays participent à cet exercice et à quoi il sert.
Les deux dernières semaines ont été bien remplies pour les quelque 2.200 soldats de sept pays de l'OTAN - l'Allemagne, les Pays-Bas, la Norvège, la République tchèque, la Lettonie, la Belgique et le Luxembourg - rassemblés en Sardaigne. Ensemble, ils ont testé des scénarios pour diverses situations en grands et aussi en plus petits groupes tactiques. Il est important pour les organisateurs de l'Alliance atlantique de souligner qu'il s'agit de scénarios de défense.
500 véhicules militaires ont été transportés en Sardaigne. L'exercice a lieu, par exemple, avec les célèbres chars Leopard-2 venus d'Allemagne et de Norvège, ces énormes 67 tonnes, dont certains ont été envoyés en Ukraine. Les véhicules au sol reçoivent le soutien aérien des hélicoptères allemands "Tiger" ainsi que de drones venus d'Allemagne et aussi du Luxembourg.
Le colonel Alain Schoeben commande l'unité de l'armée luxembourgeoise. Cette manoeuvre de sauvetage consiste à s'exercer à transporter des soldats blessés depuis le champ de bataille, par hélicoptère, pour les mettre rapidement et efficacement en sécurité. Des unités parachutistes sont également déployées.
L'intégralité de l'exercice a lieu sur la base militaire du cap Teulada, à une soixantaine de kilomètre de la ville de Cagliari en Sardaigne. L'exercice est mené sous la direction de l'Italie, plus précisément depuis le quartier général opérationnel de l'OTAN à Naples.
La "Response Force" de l'OTAN a été créée en 2002 pour apporter rapidement des réponses militaires aux crises, qui se multiplient. Il s'agit d'un exercice défensif. Quant à savoir s'il s'agit aussi d'une démonstration de force en direction du Kremlin, il faudra attendre d'être sur la base militaire pour en être, peut-être, informé.