
Si on considère la situation financière des ménages, un cinquième d’entre eux ne serait pas en mesure de faire face à une dépense imprévue d’environ 2.000 euros. Pour les ménages monoparentaux, le taux dépasserait même les 40%.
Le Grand-Duché serait aussi en mauvaise position par rapport aux “working poor”, les travailleurs pauvres, c’est-à-dire des personnes qui, malgré le fait qu’elles travaillent, sont concernées par le risque de pauvreté. Le taux de travailleurs pauvres serait de 13% au Luxembourg, ce qui le ferait figurer à la dernière place de la zone euro.
Par ailleurs, le marché du travail se développerait bien, le taux de chômage, à moins de 5%, serait à son plus bas depuis des années. La situation des jeunes serait toutefois préoccupante. Environ 9% des 15-24 ans ne seraient pas scolarisés, ne suivraient pas d’études supérieures et ne travailleraient pas. Près de la moitié des moins de 22 ans travailleraient dans le cadre d’un contrat à durée déterminée.
Le temps partiel aurait considérablement augmenté au cours des dix dernières années, cependant on remarquerait que les femmes postulent encore nettement plus souvent pour une tâche à temps partiel, afin de s’occuper à domicile des enfants ou d’autres personnes. Le risque de pauvreté serait deux fois plus élevé avec un travail à temps partiel qu’avec un emploi à temps plein. De plus, la répartition des rôles entre hommes et femmes risquerait d’accroître encore les inégalités.