L'index "Quality of Work" de la Chambre des Salariés met notamment en avance les difficultés grandissantes d'équilibrer vie privée et vie professionnelle au Luxembourg.

L'ambiance dans les entreprises était au plus bas durant les différentes phases de la pandémie de Covid-19, désormais elle remonte légèrement. Environ 2.700 salariés qui travaillent au Luxembourg, dont presque la moitié de frontaliers, ont été sondés sur leur bonheur au travail.

Les personnes qui peuvent avoir recours au télétravail, même partiellement, sont globalement plus satisfaites. Le mécontentement le plus élevé est enregistré auprès des métiers qui n'offrent aucune flexibilité, comme le commerce et les soins de santé.

Nora Back, présidente de la Chambre des Salariés, est d'avis que ces résultats sont "alarmants".

Les salariés luxembourgeois semblent également de moins en moins ravis de leur salaire: pratiquement un quart d'entre eux ont déclaré vouloir changer de patron, tout en indiquant souhaiter travailler moins. Selon ce sondage, les personnes interrogées sont d'avis que la semaine idéale serait de 34,4 heures.

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Autre point fort de cet index: les salariés luxembourgeois ont de plus en plus de mal à combiner vie professionnelle et vie priée.

C'est pour cette raison que la Chambre des Salariés demande à ce que les directives européennes Work-Life soient mises en vigueur. Elles avaient déjà été discutées au Parlement européen en 2019. Les personnes ayant des enfants devraient pouvoir adapter leurs horaires d'une manière plus flexible tout en pouvant réduire globalement certaines heures de travail, sans oublier l'introduction de plus de télétravail par semaine.

L'index "Quality of Work" a été lancé il y a une dizaine d'années par la Chambre des Salariés en collaboration avec l'Université de Luxembourg. Il permet d'analyser sur plusieurs années la qualité de vie au travail, les conditions ainsi que la santé globale des salariés luxembourgeois et frontaliers.