
Si le verdict est relativement clément malgré la charge d'homicide involontaire, le fait que le conducteur fugitif ait provoqué le policer a été retenu comme circonstance atténuante. La légitime défense n'a en revanche pas été retenue.
En avril 2018, un jeune policier avait abattu un automobiliste qui s'était soustrait à un contrôle de police. L'agent, alors âgé de 22 ans, avait ensuite affirmé qu'il avait tiré en état de légitime défense. Le conducteur alcoolisé aurait voulu le renverser et il n'aurait plus pu s'écarter à temps.
Cette version a suscité bien des doutes. Un rapport psychiatrique a indiqué que l'ex-policier aurait des "tendances sadiques". Des anciens collègues ont attesté qu'il avait une mentalité "law and order" (la loi et l'ordre, ndlr).
Le procureur général avait requis 30 ans de prison pour homicide, avec l'argument que l'ex-policier aurait seulement attendu une occasion pour utiliser son arme. La défense avait plaidé l'acquittement en invoquant la légitime défense. L'avocat de l'accusé, Maitre Penning, réfléchirait à un éventuel appel.