
Pour améliorer la formation des jeunes, le gouvernement veut parvenir à réduire le taux de décrochage scolaire. Une première étape sera la prolongation de l'obligation scolaire de 16 à 18 ans. Chaque année, entre 600 et 700 élèves de moins de 18 ans décrochent du système scolaire. Dans le même temps, le ministère de l'Education prévoit de déployer des ressources supplémentaires pour soutenir les jeunes qui vivent dans un contexte souvent difficile.
La grande majorité des jeunes qui ont quitté l'école entre 16 et 18 ans, ont des problèmes pour s'intégrer sur le marché du travail, explique Nathalie Schirtz, responsable du "Soutien à la transition vers la vie active": "Un grand nombre des jeunes avec lesquels nous travaillons et qui ont retrouvé leur motivation, regardent en arrière et regrettent d'avoir abandonné l'école. Ils peuvent aussi très bien apprécier par eux-mêmes qu'ils ont beaucoup de mal sans diplôme sur le marché du travail."
L'obligation scolaire jusqu'à 18 ans: la loi pourrait être votée avant la fin de l'année, elle entrerait alors en vigueur trois ans plus tard.
En 2021, quelque 650 jeunes ont jeté l'éponge précocement. "10 à 12% d'entre eux vont ensuite travailler. Les autres, près de 90%, restent à la maison et appartiennent aux NEETs (Not in Employment, Education or Training). C'est notre priorité de ne pas les laisser tomber", explique le ministre de l'Education, Claude Meisch.
Une prise en charge insuffisante, des expériences négatives ou une mauvaise organisation font toujours partie du quotidien d'un certain nombre d'entre eux, selon le ministre: "Et c'est pourquoi l'école doit en partie changer, afin d'encadrer de tels jeunes. Nous avons besoin d'un encadrement psychosocial plus fort, pour stabiliser leur situation privée. Nous pensons évidemment là aux acteurs de 'L'aide à l'enfance et la famille'. Mais là nous devons innover dans la manière d'apprendre."
Leur offrir une nouvelle routine, une nouvelle alternative dans la vie. Comme par exemple dans l'Atelier27b du SNJ. Le Service national de la Jeunesse tente d'encadrer les jeunes après un décrochage scolaire.
"Cela fonctionne pratiquement pour faire quelque chose, faire quelque chose avec ses mains et expérimenter quelque chose dans la vie. Parallèlement à cela, nous avons par exemple un programme avec une offre scolaire. C'est quelque chose qui fonctionne très bien de manière combinée et qui devrait être mieux développé à l'avenir", souligne Jean-Marc Feltz, éducateur au SNJ.
"Pour ces jeunes, le système est parfois simplement trop. Trop strict, trop organisé. Des modèles scolaires alternatifs seraient les bienvenus et motiveraient certainement", ajoute Nathalie Schirtz à ce propos.
De telles offres scolaires alternatives doivent être créées pendant les trois prochaines années par le ministère et des acteurs de terrain.
Le reportage en luxembourgeois de nos collègues de RTL: