
L’émotion était palpable ce dimanche en fin d’après-midi sur la pelouse de l’US Mondorf. Le club local venait de livrer un âpre combat face à une équipe du Swift accrocheuse et difficile à prendre à défaut. Il a à nouveau fallu faire appel au banc de touche des Verts pour que la différence s’opère. Loïc Baal est parvenu à isoler Lilian Fournier à dix minutes de la fin du match. Le joker s’en est allé battre Carmel Kiambu jusque-là irréprochable dans les buts visiteurs.
Le dernier rempart avait réalisé des prouesses avec notamment deux réflexes devant Jordan Ouedraogo (5e) et devant Dwayn Holter (30e). Mondorf avait à peu près tout essayé avant que Fournier ne délivre le peuple vert. C’est une véritable soupape qui se relâchait aux trois coups de sifflet de M. Ferreira tant la tension était présente au fil des minutes avec des accrochages devenus monnaie courante et une avalanche de cartons venus polluer des débats jusque-là plutôt fair-play.
Si chacun est à fleur de peau, c’est aussi parce que les enjeux sont énormes. Alors que le Swift livre combat après combat pour sauver sa peau parmi l’élite, Mondorf n’a jamais été si proche d’une qualification européenne alors qu’il reste trois matchs à disputer dont un prochain à Rosport qui vaudra son pesant d’or.
"Comme souvent en seconde partie de saison, on marque à la fin, ce qui prouve qu’on n’est pas seulement une équipe de 11 joueurs. Les remplaçants sont très importants. Ils font encore basculer le match aujourd’hui. Il nous reste trois finales", confessait Loris Tinelli, pas en réussite ce dimanche mais qui a bien éprouvé la défense hespérangeoise. "Je ne parlerai pas de rêve. On y croit. Et je pense que si on donne tout, on pourrait l’atteindre ce but. A un moment donné, il ne faut plus rêver, il faut le faire. Et prouver sur le terrain qu’on est capable de le faire."
Alors que Dudelange était piégé par Rosport et que Strassen perdait des plumes à Oberkorn contre Differdange, Mondorf réalisait avec Bissen l’opération en or du jour. Pas souvent en réussite le long de la Sûre, l’USM s’y rendra dimanche prochain défier un adversaire ragaillardi par son succès au F91, quasiment assuré de son maintien et peut-être déjà le regard tourné vers sa demi-finale de la Coupe de Luxembourg qu’il disputera à Niederkorn au cœur de la semaine suivante.
Cela ressemble furieusement à un alignement des planètes pour la bande à Jérémy Deichelborher, le coach à succès qui semble attiser bien des convoitises malgré son contrat portant sur deux saisons.