Trump a trouvé un allié de poids en la personne du patron de la Fifa, Gianni Infantino, avec qui il n’en finit pas d’afficher sa proximité, comme encore lors du début de la cérémonie. Le dirigeant italo-suisse, présent à son investiture et convié plusieurs fois dans le Bureau Ovale, a bien compris la nécessité de se rapprocher du président des Etats-Unis, où auront lieu 78 des 104 matches programmés du 11 juin au 19 juillet prochain, dont la finale au MetLife Stadium (New Jersey).
Cette “bromance”, savamment entretenue par les deux hommes au nom d’intérêts stratégiques mutuels, s’est poursuivie durant la cérémonie, avec l’attribution à Trump du premier “Prix de la Paix de la Fifa”. Le dirigeant républicain a reçu sur scène un trophée ainsi qu’une médaille.
“C’est l’un des plus grands honneurs de ma vie, nous avons sauvé des millions de vie”, a affirmé le dirigeant républicain, citant le Congo, l’Inde, le Pakistan, “tant de guerres auxquelles nous avons réussi à mettre fin” ou à éviter.
Un lot de consolation en mondovision pour le chef d’Etat américain qui se targue d’avoir mis un terme à plusieurs conflits depuis son retour au pouvoir et rêve ouvertement du prix Nobel de la Paix, décerné cette année à l’opposante vénézuélienne Maria Corina Machado.
La cérémonie est l’occasion pour la présidente du Mexique Claudia Sheinbaum et le Premier ministre canadien Mark Carney de rencontrer Donald Trump malgré les grosses tensions en raison des droits de douane imposés par le président américain, qui a aussi martelé son souhait de faire du Canada le 51e Etat américain.
Même l’Iran, dont les relations diplomatiques avec les Etats-Unis sont rompues depuis 1980, enverra finalement une petite délégation avec à sa tête le sélectionneur Amir Ghalenoei, après avoir affirmé vouloir boycotter la cérémonie pour cause de non-délivrance de visas à plusieurs officiels.