Jeux paralympiquesUltimes titres puis la fête pour clore Paris 2024

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Dernières épreuves et dernier tour de piste, Paris clôt ses Jeux Paralympiques dimanche, qui resteront comme une réussite avec en point d'orgue une cérémonie où la scène électro aura la part belle.
© AFP

Pas moins de 24 DJ toutes générations confondues pour incarner la “French Touch” offriront une dernière fête au Stade de France, où les quelque 4.400 para-athlètes défileront.

Avant cela, plusieurs auront pris part le matin au marathon des catégories T12 (malvoyants) et T54 (course en fauteuil), dernière épreuve de para-athlétisme, dont le départ sera donné de La Courneuve pour un parcours de 42,195 km de la Seine-Saint-Denis au coeur de Paris où l’arrivée est prévue sur l’esplanade des Invalides.

Les tenants du titre, la Japonaise Misato Michishita (T12), le Marocain El Amin Chentouf (T12), l’Australienne Madison de Rozario (T54) et le Suisse Marcel Hug (T54) auront tous à coeur de ramener leur premier titre de ces Jeux.

Côté français, une seule représentante et pas des moindres: la doyenne de la délégation Murcia Rosario Gangloff (T12), 59 ans, dont la dernière et seule autre participation aux Jeux remonte à 1992, aux Jeux olympiques de Barcelone.

“Je suis une jeune fille de 59 ans qui démontre qu’il n’y a pas d’âge (...) l’objectif est de me rapprocher le plus proche possible du podium”, déclarait avant les Jeux la Lyonnaise, dont l’un des guides n’est autre que son mari, Gilles Gangloff, 60 ans.

Et demain ?

Le reste de la journée sera rythmé par les dernières médailles en para-haltérophilie et en para-canoë, avec la présence d’Abel Aber engagé dans la matinée sur le 200 m en Va’a monoplace VL3, pour les pagayeurs ayant une limitation de mouvement au niveau du tronc et des jambes, voire l’absence de membres.

En basket-fauteuil féminin, la Chine et le Canada se disputeront la troisième place (10h30) avant le duel final entre les Pays-Bas, tenants du titre et les États-Unis (13h45), en bronze à Tokyo.

Cette ultime journée viendra refermer la page de onze jours de compétition à l’issue desquels la Chine terminera largement en tête devant la Grande-Bretagne et les États-Unis.

La France, dont l’objectif était de retrouver le Top 8, devrait aussi parvenir à atteindre son but.

Mais le principal sera ailleurs pour le pays-hôte qui, après des Jeux olympiques à succès, a globalement également réussi ses premiers Paralympiques. Le public a été au rendez-vous, en particulier avant la rentrée scolaire, et les athlètes ont aussi loué l’ambiance sur place.

Côté couverture médiatique, 165 chaînes de télévisions devaient suivre l’événement, un record.

Record aussi pour le nombre de délégations engagées, 168, tout comme pour celui des athlètes féminines, près de 2.000 (1.983), soit plus du double des Jeux de Sydney en 2000 (988).

Reste désormais à savoir si la parenthèse des Jeux laissera place à un héritage solide en matière de prise en compte des droits des personnes en situation de handicap, que ce soit dans l’accessibilité, l’accès à l’emploi ou à la pratique sportive.

“On n’a pas changé radicalement la société, il y a encore énormément de travail à faire” disait déjà avant le début des Jeux Michael Jeremiasz, champion de tennis-fauteuil et chef de mission de le délégation française. “Mais si on n’avait pas eu les Jeux, on n’aurait pas gagné tout ce temps-là, il n’y a jamais eu autant d’investissements, de prise de conscience.”

“Mon (travail) s’intensifie le 9 septembre, je serai là pour m’assurer que ce ne soit que le début d’une explosion de cette prise de conscience”, a-t-il promis.

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