
Marc Marquez a ainsi remporté son septième Grand Prix de l'année, loin devant Pedro Acosta (KTM) et son frère cadet Alex Marquez (Ducati-Gresini), qui a en partie protégé son aîné du danger que représente l'Italien Marco Bezzecchi (Aprilia), troisième du classement général et 6e à l'arrivée.
Marquez totalise désormais 399 points, alors que le Madrilène Martin, forfait pour s'être cassé le radius du poignet droit en Australie le week-end dernier, n'a marqué aucun point et reste bloqué à 355 unités.
Le leader pourrait en théorie être sacré dès le prochain GP au Qatar le week-end prochain.
Mais aura-t-il lieu? Cela dépend de l'évolution de la situation militaire et sécuritaire au Moyen-Orient, sur fond de menaces réciproques du président américain Donald Trump et de l'Iran.
Sans attendre, l'écurie d'usine Yamaha et son équipe satellite Pramac boycotteront cette 20e manche, une décision annoncée avec fracas par le groupe japonais et confirmée par le pilote australien de Pramac, Jack Miller: "Je n'ai pas envie d'y aller. Comme tout le monde. Nous sommes 19 (sur 22) à ne pas vouloir nous y rendre", a-t-il asséné devant la presse.
Il a ainsi révélé au grand jour les tensions très vives entre le paddock et les autorités organisatrices et régulatrices du motocyclisme international, compte tenu des enjeux financiers et assurantiels.
Le MotoGP s'est dit "déçu" par la décision de Yamaha.
Il restera fin novembre deux derniers rendez-vous au Portugal et à Valence (Espagne).
Il y a chaque week-end 37 points à glaner en cas de victoire au sprint le samedi (12 pts) et au GP dominical (25 points).

Marc Marquez a besoin d'engranger dès le prochain week-end 30 points de plus que Martin pour être couronné une huitième fois dans la catégorie reine, et une dixième fois toutes catégories confondues.
En Malaisie, le pilote catalan s'est réjoui d'"une course parfaite".
"Mais nous devons rester hyper concentrés", a-t-il tempéré dès son arrivée au parc fermé, épuisé comme les autres pilotes en raison de la chaleur et de l'humidité dans ce pays d'Asie du sud-est, où le circuit de Sepang s'est rouvert en octobre à la Formule 1 pour héberger le GP de Bahreïn.
"Il ne reste plus beaucoup de courses, mais beaucoup de moments", a relevé Marc Marquez, sans savoir si le GP du Qatar aura lieu et si Jorge Martin, champion du monde en 2024, sera rétabli.
A Sepang, les frères Marquez étaient partis en première ligne, Alex en pole, pour les 20 tours d'un circuit de 5.543 km que Marc a bouclés en 40 minutes 14 secondes et 236 millièmes, devançant Acosta de plus de quatre secondes.

A 33 ans, avec des pointes de vitesse à 360 km/h, il a mené de bout en bout et survolé la course.
Le Japonais Ai Ogura sur une Aprilia de l'écurie privée Trackhouse a fini quatrième après une bataille finale contre Bezzecchi sur l'Aprilia d'usine.
Le tempétueux Italien, troisième au classement avec 332 points, a laissé la cinquième place de la course à son compatriote Enea Bastianini (KTM-Tech3) en faisant une erreur de pilotage à la vue du drapeau à damier.
Le Français Johann Zarco (Honda-LCR) a abandonné et son compatriote Fabio Quartararo a fini 11e, en marquant cinq petits points, à près de 26 secondes du vainqueur. Quartararo, champion du monde de MotoGP en 2021, quittera Yamaha en fin de saison pour rejoindre Honda.