
En l’espace de quelques jours, au mois de mars et en particulier lors du 8e de finale face à Chelsea (5-2, 3-0), le PSG a balayé tous les doutes et les critiques qui l’entouraient depuis le début de l’année 2026.
Ce réveil soudain au début du printemps, alors que le rouleau compresseur et la machine collective semblaient rouillés au cœur de l’hiver, a replacé les champions d’Europe sous les hautes lumières des favoris, avec le Bayern Munich qu’ils pourraient affronter dans le dernier carré.
Mais, même si Paris ne ressemble plus vraiment au PSG friable d’avant l’ère Luis Enrique, les Parisiens connaissent trop bien l’histoire du club pour prendre à la légère ce match retour. Et même après le succès net et sans bavure de mardi dernier. Ils savent surtout qu’une élimination sur les rives de la Mersey serait un terrible échec, au moment même où ils ont retrouvé la lueur de leur jeu et de leur pressing de la saison dernière.
“On est les champions en titre et on sait comment on doit gérer ce type de match”, a lancé Achraf Hakimi.
Ultra-dominateurs à la vue du nombre d’actions rapides et virtuoses face à des Reds qui ont tenté sans grand succès une défense expérimentale à trois avec deux pistons, les coéquipiers d’Ousmane Dembélé sont repartis frustrés du Parc des Princes.
“Kvara”, encore impérial dans un match européen (buteur dans quatre matches consécutifs), ou Warren Zaïre-Emery, impressionnant dans l’entre-jeu, ont tous deux assuré qu’ils auraient voulu “marquer plus de buts”.
“Il y a toujours une part de satisfaction quand on gagne 2-0, mais on est aussi un petit peu frustrés, parce que quand on a des occasions claires comme on les a eues, c’est mieux d’aller à Anfield avec trois, quatre” buts d’avance, a commenté le jeune milieu du PSG.
“Pour moi c’est un match piège, le football et les matchs changent très vite, il faut être concentré car tu peux encaisser un but très vite”, a averti lundi Luis Enrique, qui devrait pouvoir compter sur le retour dans le groupe de Bradley Barcola - stoppé net par une entorse après Chelsea -, mais toujours pas sur Fabian Ruiz, blessé à un genou.
Le PSG a bénéficié également du report du match contre Lens ce week-end en Ligue 1 pour laisser au repos ses joueurs deux jours et préparer au mieux le choc du retour.
Du côté de Liverpool, la victoire sans but encaissé contre Fulham (2-0) dimanche a redonné du baume au cœur, mais l’optimisme reste très mesuré.
L’actuel cinquième de Premier League, si craintif et inoffensif à Paris, n’aura pas d’autre choix que d’attaquer très fort, très vite, devant ses supporters pour écrire une des nuits magiques qui ont forgé la réputation d’Anfield.
Liverpool “est capable de faire quelque chose de spécial demain (mardi, ndlr) même si l’exploit sera encore plus difficile car ce sera les champions d’Europe en titre”, a déclaré Arne Slot, détendu et souriant lundi devant la presse, reconnaissant que les Reds devront “prendre des risques” et avoir la possession grâce au pressing.
“Il faut marquer le premier but” car “un but peut changer le match”, selon lui.
Il faudra, comme souvent en Angleterre, que les joueurs produisent des étincelles pour qu’Anfield, ce stade mythique, s’embrase véritablement.

L’ailier star Mohamed Salah, resté sur le banc à l’aller, voudra repousser la fin de son aventure européenne sous le maillot rouge, qu’il remisera cet été après neuf années de succès.
L’attraction pourrait cependant venir du côté gauche si Arne Slot venait à utiliser Rio Ngumoha, dribbleur enthousiasmant de 17 ans qui a brillé dimanche.
“Je le titulariserais tout simplement parce qu’il apporte de l’énergie et de la fraîcheur à Liverpool. Et je pense que c’est l’une des choses qui ont cruellement manqué” à l’aller, a déclaré Alan Shearer, meilleur buteur de l’histoire en Premier League, dans l’émission Match of The Day.