
Ce fut d’abord laborieux avant que le match ne s’emballe en seconde période. L’Afrique du Sud a battu l’Angleterre en finale de la coupe du monde de rugby (12-32).
Les Sud-Africains ont bâti leur succès en deux temps. Ils ont d’abord dominé la première période marquée par un défi physique très dur, qui a provoqué les sorties prématurées du pilier droit anglais Kyle Sinkler (2e), ainsi que de deux Sud-africains touchés sur la même action, le talonneur Mbongeni Mbonambi et le deuxième ligne Lod De Jager (21e).
Ils menaient (12-6) à la mi-temps, avant s’assoir leur succès sur deux essais des ailiers Mapimpi, après un côté fermé bien négocié (66), et Kolbe sur un exploit personnel (74).
Seule équipe de l’hémisphère nord championne du monde (2003) en neuf éditions, l’Angleterre n’est jamais parvenue à franchir la défense des Boks, une semaine après avoir réalisé une démonstration face aux All Blacks (19-7) en demi-finale.
Le XV de la Rose est apparu très emprunté durant le match, inférieur en défense, ce qui leur a fait concéder plusieurs pénalités, et dominé sur les mêlées.
Cette victoire clôt un parcours quasi parfait des Springboks qui avaient entamé la Coupe du monde par une défaite face aux All Blacks, avant de monter en puissance au cours des six semaines du Mondial, débuté le 20 septembre.
Les Springboks remportent leur 3e titre mondial après ceux de 1995 et 2007. L’Angleterre s’incline pour la 3e fois en finale, la 2e face à ses bourreaux du jour.