
C'est à 18h00 (22h00 GMT) à East Rutherford, à l'ouest de New York, que débutera ce match dangereux pour la Seleçao, qui n'a plus soulevé le trophée suprême depuis 24 ans. Face à elle, les Marocains d'Achraf Hakimi arrivent gonflés à bloc avec leur titre de champions d'Afrique récupéré mi-mars sur tapis vert.

Pour mettre fin à sa traversée du désert, le Brésil a choisi d'enrôler l'un des plus grands entraîneurs de l'histoire, l'Italien Carlo Ancelotti, qui n'a plus rien à prouver en club mais fera à 67 ans ses grands débuts comme sélectionneur en Coupe du monde.
Il a cédé à la pression populaire en rappelant Neymar, mais l'icône est blessée et ne jouera pas contre le Maroc. Et en dépit des Vinicius Jr et autres Raphinha, la Seleçao s'est montrée irrégulière sur la route du Mondial.
"Nous avons une équipe qui peut rivaliser avec toutes les équipes du monde, nous en sommes convaincus", a-t-il pourtant dit en conférence de presse, affichant son optimisme.
En face, le Maroc, même privé de Nayef Aguerd et Abde Ezzalzouli, est arrivé aux Amériques avec un statut nouveau de possible outsider. Lors du Mondial-2022 au Qatar, les Lions étaient en effet devenus le premier pays africain à atteindre le dernier carré du tournoi mondial.
A New York, le premier choc du Mondial risque d'être éclipsé par la finale du championnat NBA de basket. Car une demi-heure après la fin de Brésil-Maroc, les Knicks, l'équipe locale, tenteront de s'imposer à San Antonio face aux Spurs de Victor Wembanyama pour décrocher un titre attendu depuis plus de 50 ans (coup d'envoi à 00h30 GMT).
Les autorités vont donc avoir fort à faire pour encadrer le transport de dizaines de milliers de supporters de foot vers et au retour du New Jersey et la diffusion du match de basket dans les trois fan zones officielles de Manhattan et dans les bars.
Dans une vidéo diffusée samedi matin, le maire Zohran Mamdani a appelé les New-Yorkais à "montrer au monde comment nous célébrons dans la joie et responsablement".
Dans le groupe C du Brésil et du Maroc, la soirée de samedi sera également marquée par l'affrontement à Boston entre Haïti, l'un des "petits Poucets" de ce tournoi à 48 équipes, et l'Ecosse (dimanche 01h00 GMT).
Les Haïtiens n'avaient plus participé à une Coupe du Monde depuis 1974 et les Ecossais depuis 1998, quand ils avaient déjà affronté Maroc et Brésil.
Pour la première fois de ce Mondial, quatre matches se jouent le même jour, samedi (heure locale). Quatre ans après avoir organisé le tournoi, le Qatar entre en effet en piste à midi (19h00 GMT) contre la Suisse à San Francisco. Et l'Australie se mesurera à la Turquie à Vancouver (04h00 GMT dimanche).

Emmenés par leur sélectionneur argentin Mauricio Pochettino, les Etats-Unis ont parfaitement réussi leurs débuts à domicile en écrasant vendredi une faible équipe du Paraguay (4-1). Auteur d'un doublé, l'attaquant de Monaco Folarin Balogun a pris la tête du classement des buteurs.
Le match s'est joué à Los Angeles devant Tom Cruise, Leonardo DiCaprio, George Lucas, Owen Wilson, Bill Gates, Katy Perry et toute une constellation de stars.
Il y avait cependant un grand absent: Donald Trump, qui était pourtant depuis des mois le personnage central de ce Mondial-2026, tant son imprévisibilité, ses déclarations et sa politique migratoire très stricte auront influencé l'agenda extra-sportif de l'avant-tournoi.

Troisième pays-hôte avec les Etats-Unis et le Mexique, le Canada n'a lui pas gagné mais se contentera du match nul (1-1) obtenu à Toronto face à la Bosnie.
Car après six défaites concédées en autant de matches en Coupe du monde (1986 et 2022), il s'agit du premier point de l'histoire mondiale des "Canucks".