Premier LeagueArsenal craque au pire moment, le suspense relancé

AFP
Arsenal a craqué samedi à la maison contre Bournemouth (2-1), un revers potentiellement destructeur dans la course au titre en Premier League alors que son dauphin, Manchester City, a l'habitude de finir très fort.
L'entraîneur d'Arsenal Mikel Arteta lors du match contre Bournemouth à l'Emirates Stadium de Londres le 11 avril 2026
L’entraîneur d’Arsenal Mikel Arteta lors du match contre Bournemouth à l’Emirates Stadium de Londres le 11 avril 2026
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Les Gunners conservent certes une avance de neuf points sur l’équipe de Pep Guardiola, à six journées de la fin, mais le classement tel qu’il apparaît samedi peut paraître trompeur.

Manchester City (61 pts) a en effet disputé deux matches en moins qu’Arsenal (70 pts), qu’il accueille le week-end prochain dans ce qui ressemble de plus en plus à une “finale” pour le sacre.

Les Citizens, sextuples champions d’Angleterre entre 2018 et 2024, auront toutefois un difficile déplacement à négocier dimanche à Chelsea, en plus de leur match en retard contre Crystal Palace, à une date encore indéterminée.

En attendant, les Gunners se sont tirés une balle dans le pied, au pire moment, alors que l’Angleterre ne cesse de débattre sur leur capacité à résister à la pression dans le sprint final.

En l’espace de trois semaines, Mikel Arteta et ses hommes ont subi trois défaites en quatre matches, autant que lors des 49 rencontres précédentes disputées cette saison.

Cette très mauvaise série inclut une finale perdue en Coupe de la Ligue, contre Manchester City, une élimination en quarts de finale de Coupe d’Angleterre contre Southampton (D2) et cette deuxième défaite de la saison à domicile en Premier League, contre Bournemouth.

“C’est un véritable coup de massue”, a reconnu Arteta. “Maintenant, tout dépend de la façon dont on va réagir. (...) Aujourd’hui c’est douloureux, c’est un sentiment terrible, mais demain sera un autre jour. Si quelqu’un m’avait dit en août que nous serions dans cette position aujourd’hui en avril, je suis sûr que nous aurions tous signé tout de suite”.

Supporters nerveux

Privé de plusieurs titulaires habituels (Calafiori, Timber, Odegaard et Saka), blessés, Arsenal a manqué de jus, d’idées et d’un peu de courage, peut-être, face à des visiteurs non dénués d’ambition, au pressing haut et aux circuits de passes bien huilés.

Les Cherries ont été récompensés de leur bonne entame grâce à l’attaquant français Junior Kroupi (17e, 0-1), en embuscade au second poteau pour reprendre un centre d’Adrien Truffert dévié par William Saliba.

L’ex-Lorientais de 19 ans, déjà buteur à l’aller, a atteint à cette occasion la barre des dix buts en Premier League, ce qu’aucun joueur de moins de 20 ans n’avait réalisé pour sa première saison dans l’élite anglaise depuis Robbie Keane en 1999-2000 avec Coventry City (12).

La nervosité s’est propagée jusque dans les travées de l’Emirates, où chaque passe manquée ou en retrait s’est accompagnée de grognements d’impatience.

Arsenal s’en est comme souvent remis à des corners pour créer le danger, d’abord sur une tête de Kai Havertz non cadrée (20e), et au moment d’égaliser quand le centre de Gabriel, après un mauvais renvoi de la défense, a heurté la main de Ryan Christie.

Viktor Gyökeres a transformé le pénalty en force (35e, 1-1).

Arteta a tenté de redynamiser son attaque, bien terne, avec un triple changement (entrée d’Eze, Trossart et Dowman) avant même l’heure de jeu, mais cela n’a pas produit l’effet escompté.

Pire encore, sa défense d’habitude si solide s’est laissée transpercer sur une incursion d’Alex Scott (74e, 1-2).

Pour résumer, “il y a eu des choses très basiques que nous avons faites extrêmement mal”, a dit Arteta. “Nous devons être très critiques envers nous-mêmes puis nous relever, parce que mercredi un gros match nous attend”, a-t-il dit en référence au quart de finale retour contre le Sporting, à domicile.

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