
Considéré lors de son arrivée en MotoGP en 2024 par certains observateurs comme le successeur de Marquez, qu'il rejoindra l'an prochaine chez Ducati, Acosta (22 ans) aura dû attendre son 56e Grand Prix dans la catégorie reine pour décrocher enfin une victoire après 15 podiums mais jamais sur la première marche.
"Le Tiburon de Mazarron" ("Le Requin de Mazarron", la ville dont il est originaire) a pris sa revanche après sa chute samedi lors de la course sprint alors qu'il occupait la tête avec plus de deux secondes d'avance.
"Evidemment, il y avait un peu de stress, j'ai pensé à ma chute de samedi et j'ai eu un peu peur. Donc je suis super heureux car j'ai attendu cela depuis trois ans. Je suis tellement content pour l'équipe, qui a beaucoup souffert ces dernières années. Gagner en Autriche, sur une moto autrichienne, devant les fans autrichiens, c'est incroyable", a exulté Acosta au micro de Canal+.
Le champion du monde de Moto3 (2021) et de Moto2 (2023) a fêté en grande pompe ce premier succès tant attendu: dans son tour d'honneur, il s'est allongé sur la piste dans la chicane en mimant sa chute de la veille, avant de se jeter dans les bras des membres de son équipe en arrivant au pied du podium.
Pour le plus grand bonheur des dizaines de milliers de fans de KTM massés dans les gradins du Red Bull Ring, le Murcien a offert au constructeur autrichien, qui avait frôlé la faillite en 2025, son premier succès en Moto GP depuis près de quatre ans.
Le grand gagnant de la journée est pourtant Martin. Une semaine après avoir cédé la tête du championnat du monde à Marquez, le Madrilène a remis les pendules à l'heure en terminant deuxième, au lendemain de sa victoire lors du sprint.
Victime du syndrome des loges (douleurs musculaires intenses) à l'avant-bras droit à Misano dimanche dernier, Martin, qui songeait à se faire opérer avant le prochain Grand Prix au Japon, a parfaitement rebondi en Autriche avec une pole position, un succès et une deuxième place.
Le champion du monde 2024 a repris les commandes du championnat et compte respectivement 12 et 42 longueurs d'avance sur Marquez et son coéquipier italien Marco Bezzecchi (Aprilia), troisième dimanche.
Déjà à la peine samedi lors du sprint même s'il avait arraché la deuxième place, le Catalan a connu une course très compliquée, à l'image de toutes les motos Ducati.
Parti en deuxième position, il a reculé jusqu'au septième rang avant de finalement terminer cinquième et ainsi limiter la casse: "On a eu beaucoup de difficultés durant tout le week-end, on aurait aimé être plus rapide. Aujourd'hui (dimanche) on ne pouvait pas espérer mieux, d'autant que j'ai eu un problème de freins dès le premier tour", a expliqué le septuple champion du monde sur Canal+.