Autorités religieusesUne ville d'Israël souhaite séparer les hommes des femmes dans certaines rues

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La ville ultraorthodoxe de Bnei Brak, au sud‑est de Jérusalem, a annoncé un projet visant à instaurer une séparation entre hommes et femmes dans certaines de ses rues.
© Nir Elias/REUTERS

Selon plusieurs médias israéliens, dont le Jerusalem Post et le Times of Israel, deux axes situés près de salles de réception et de spectacle seront réorganisés pour créer des flux distincts. Le dispositif prévoit l’installation de panneaux directionnels et de barrières destinées à séparer physiquement les trottoirs.

La municipalité a publié un communiqué appelant les habitants à respecter ces nouvelles consignes. Elle y affirme que les instructions des autorités religieuses sont "très claires et se passent de commentaires", ajoutant que la population "se conformera à leur demande". Cette mesure est portée par les dirigeants haredim de la ville, qui souhaitent renforcer leur mode de vie dans l’espace public.

Ce projet n’est pas isolé en Israël. À Tibériade, des groupes ultraorthodoxes réclament régulièrement que la plage de Trapez devienne non mixte. En 2017, la Cour suprême avait déjà ordonné à la municipalité de Beit Shemesh de retirer des panneaux imposant une séparation entre hommes et femmes dans un quartier ultraorthodoxe.

L’annonce de Bnei Brak a suscité de nombreuses réactions. Yaki Vider, membre du conseil municipal, a dénoncé une décision qui détourne la ville de ses priorités. À la radio 103FM, il a estimé que les responsables devraient "se concentrer davantage sur la fourniture des services municipaux de base plutôt que sur le contrôle des comportements dans l’espace public". Il accuse les dirigeants locaux de "se croire maîtres de la population" et de négliger des problèmes essentiels comme la propreté, les infrastructures ou les transports.

Yael Yechieli, militante pour l’égalité entre les sexes, s’est également opposée au projet. Elle affirme que "les chefs religieux veulent exclure les femmes de partout, et si nous ne les en empêchons pas, cela continuera". Selon elle, "le monstre de la ségrégation est insatiable" et cette décision, prise uniquement par des hommes, doit être combattue. Elle appelle la population à "se battre pour y mettre fin".

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