
Les eaux de surface du Pacifique central et oriental se réchauffent nettement, avec des anomalies qui pourraient dépasser les 2,9 °C, un seuil qui place cet épisode parmi les plus marqués de ces dernières années. Et cette dynamique ne se joue pas seule : un dipôle positif de l’océan Indien et des températures anormalement élevées dans l’Atlantique tropical pourraient amplifier les perturbations atmosphériques à l’échelle mondiale.
Selon les prévisions, une grande partie des terres émergées devrait connaître des températures supérieures aux normales, tandis que les régimes de précipitations pourraient basculer. Certaines régions pourraient recevoir davantage de pluie, d’autres entrer dans des phases de sécheresse plus prononcées.
L’OMM rappelle que ces tendances restent probabilistes, mais le contexte actuel — des océans exceptionnellement chauds et une planète déjà en surchauffe — augmente la vulnérabilité face aux événements extrêmes.
António Guterres avertit que ce nouvel El Niño pourrait intensifier les vagues de chaleur, favoriser des incendies de grande ampleur et multiplier les phénomènes extrêmes. La secrétaire générale de l’OMM, Celeste Saulo, insiste sur l’importance de se préparer dès maintenant, car cet épisode se développe dans un environnement inédit de températures océaniques très élevées. El Niño reste un phénomène naturel, mais cette année, il pourrait peser plus lourd que d’habitude sur le climat mondial.