
"Nous sommes à un peu moins de 40.000 hectares qui ont été brulés, forêts ou végétation, ce qui est évidemment beaucoup plus que tout ce qui a été brulé l'année dernière et à la même période en 2022 qui était déjà une saison exceptionnelle" en terme d'incendies, a précisé le ministre sur France Inter.
Dimanche, plusieurs incendies se sont déclarés, notamment à Trignac, en Loire-Atlantique où "six maisons ont été incendiées, le feu a parcouru une vingtaine d'hectares en milieu périurbain où on a engagé deux avions bombardiers d'eau" dimanche, a-t-il dit. "Le feu est fixé".
À Taradeau, au nord-ouest du golfe de Saint-Tropez (Var), "une dizaine de maisons ont été brulées, une cinquantaine impactées" et "d'importants moyens aériens" ont été engagés pour combattre cet incendie qui est "en cours d'être fixé", a ajouté le ministre.
Météo-France a placé lundi 27 départements en risque "élevé" de feux de forêt, et six en vigilance orange pour canicule.
"La semaine qui s'ouvre est une semaine avec un risque assez sévère pour tout le sud-ouest et le sud-est", a prévenu Laurent Nuñez.
"On est dans une situation un peu exceptionnelle avec une sécheresse extrêmement importante, (...) une abondance de végétation avec les pluies (de) la fin de l'année 2025 et souvent on a du vent, qui fait que sur beaucoup de théâtres tout est assez abrasif et les feux partent très vite", a-t-il détaillé.
Le ministre a rappelé que les feux de végétation n'étaient plus cantonnés au sud-ouest et au sud-est et que "l'inquiétude (était) partout en France".
"Nous sommes au moment où l'on se parle à 111 interpellations pour la France entière sur des incendiaires dont une grande partie d'ailleurs reconnaissent les faits", a poursuivi M. Nuñez, rappelant que "neuf feux sur dix ont une origine humaine, volontaire, accidentelle (par) imprudence".
Il a qualifié de "polémiques stériles" les critiques notamment de La France insoumise (LFI) et du Rassemblement national (RN) sur le manque de moyens accordés à la lutte contre les incendies.
"Nous avons suffisamment de moyens", a-t-il assuré, avec "des moyens terrestres qui ont été renforcés" depuis 2022 et "une flotte (aérienne) d'un peu moins de 70 appareils".
Un incendie qui ne menace aucune habitation a parcouru en une douzaine de jours une centaine d'hectares à flanc de montagne dans les Pyrénées, près du Pic du Midi, et n'est toujours "pas totalement maîtrisé" lundi, selon les pompiers.
Le sinistre s'est déclaré le 8 juillet dans la vallée de la Glère, sur les hauteurs de la commune touristique de Barèges, dans les Hautes-Pyrénées, et les flammes étaient "plutôt calme ces derniers jours", mais ont repris sous l'effet du vent, ce qui a conduit les pompiers à diligenter lundi matin un hélicoptère bombardier d'eau, selon un porte-parole.
Le relief est "extrêmement escarpé", mais une dizaine de sapeurs-pompiers assurent la surveillance de l'incendie et il n'y a "pas énormément d'enjeu humain ni matériel", a-t-il rassuré.
La piste de la Glère est toutefois interdite à la circulation, précisent les pompiers, qui demandent aux randonneurs de "faire preuve de la plus grande prudence, notamment en raison de la circulation possible de véhicules de secours sur cet itinéraire".