
Cette panne fait suite à celle des 8 et 9 septembre derniers, quand plus de 2.000 vols et de nombreux retards avaient été enregistrés en raison d'un défaut logiciel, affectant plus de 330.000 passagers.
Selon un porte-parole de l'organisme, la nouvelle panne, qui concerne le centre NATS de Prestwick, en Ecosse, "est désormais résolue" et "les aéroports situés au sud de Manchester ne sont globalement pas affectés". Elle n'a selon lui "aucun lien avec l'incident survenu il y a deux semaines".
D'après le cabinet d'analyse aéronautique Cirium, la panne de lundi est moins importante, avec environ 200 vols annulés au départ ou à l'arrivée du Royaume-Uni à 12H45 GMT, sur un total de plus de 6.000 vols.
Les deux aéroports de Belfast et celui de Glasgow sont les plus affectés, avec plus de 10% de vols annulés, mais les aéroports londoniens sont pour l'instant épargnés.
"Il pourrait y avoir quelques retards pendant la remise en route", a reconnu sur X la ministre des Transports Heidi Alexander, jugeant le problème "extrêmement frustrant pour les passagers après l'incident précédent".
Cette panne a de nouveau conduit la compagnie irlandaise Ryanair à réclamer la démission du directeur général du service aérien, Martin Rolfe, qui avait reçu le soutien de Downing Street après le premier incident.
"Plus de 25.000 passagers de Ryanair ont déjà subi des perturbations, avec plus de 140 vols Ryanair retardés", a affirmé Neal McMahon, directeur des opérations de l'entreprise, dans un communiqué.
"Cela remet une fois de plus en question la résilience des systèmes de NATS et démontre la nécessité de prendre des mesures fermes pour éviter que ces dysfonctionnements répétés ne se produisent", a réagi EasyJet, la compagnie la plus affectée selon Cirium, avec 47 vols annulés au départ du Royaume-Uni.
Un autre incident technique survenu en juillet 2025 avait déjà entraîné l'annulation de nombreux vols à destination et en provenance du Royaume-Uni, suscitant la colère des dirigeants de compagnies aériennes.
En 2023, le Royaume-Uni avait connu sa pire panne des systèmes aériens depuis des années, avec plus de 700.000 passagers affectés par le retard ou l'annulation de leurs vols.
L'organisme NATS (National Air Traffic Services) fonctionne depuis 2001 sous le modèle d'un partenariat public-privé. L'Etat détient 49% du capital, ainsi qu'une "action en or" lui permettant d'intervenir dans les décisions stratégiques, le reste étant détenu principalement par un consortium de compagnies aériennes.