VenezuelaAprès les critiques, Macron affirme que la France "n'approuve pas" la "méthode" pour renverser Maduro

RTL Infos avec AFP
Emmanuel Macron a affirmé lundi en Conseil des ministres que la "méthode utilisée" par les Etats-Unis pour capturer le président vénézuélien, Nicolas Maduro, n'était "ni soutenue ni approuvée" par la France, a rapporté la porte-parole du gouvernement.
Le président français Emmanuel Macron à Bruxelles le 19 décembre 2025
Le président français Emmanuel Macron à Bruxelles le 19 décembre 2025
© AFP/Archives

Nous défendons le droit international et la liberté des peuples”, a déclaré le président de la République, selon le compte-rendu de Maud Bregeon devant la presse.

Le chef de l’Etat a aussi dit que Nicolas Maduro était “un dictateur” et que son départ était “une bonne nouvelle pour les Vénézuéliens”. “Il a confisqué la liberté de son peuple et volé les élections de 2024”, a-t-il insisté.

Troisièmement, la France soutient la souveraineté populaire et cette souveraineté populaire s’est exprimée en 2024”, lors d’une élection présidentielle remportée, d’après Paris et une partie de la communauté internationale, par l’opposant Edmundo Gonzalez Urrutia, même si Nicolas Maduro avait revendiqué la victoire. “Si transition il devait y avoir, alors le vainqueur de 2024 devrait jouer un rôle central”, a estimé M. Macron, selon les propos rapportés par la porte-parole.

Emmanuel Macron avait été critiqué, notamment à gauche, pour sa première réaction qui ne disait rien de la méthode employée par Washington.

Samedi, après la capture du dirigeant vénézuélien lors d’une opération militaire américaine, le président français s’était borné à appeler à une “transition pacifique” et “démocratique” au Venezuela, estimant que le peuple vénézuélien ne pouvait que se “réjouir” d’être “débarrassé” de la “dictature Maduro”.

Auparavant, le ministre français des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, avait estimé que l’opération américaine “contrevient” au droit international.

Les messages du président de la République et du ministre doivent être analysés dans une “continuité”, a assuré Maud Bregeon, précisant que les propos du chef de la diplomatie française avaient été “concertés et validés” par Emmanuel Macron.

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