
“Les prix du gaz naturel aux États-Unis ont fortement progressé dans un contexte de conditions météorologiques glaciales à travers le pays, soutenant la demande de chauffage et ravivant les inquiétudes concernant d’éventuelles perturbations de l’approvisionnement”, commente Warren Patterson, analyste d’ING.
Résultat, le gaz naturel américain a bondi ces derniers jours, atteignant jeudi un plus haut depuis 2022, à 5,578 dollars par million de British thermal unit (BTU, une unité de mesure anglo-saxonne).
De nouveaux épisodes de froids sont aussi attendus en Europe, souligne Ole R. Hvalbye, analyste chez Seb.
“Les stocks européens étant déjà bien en dessous des normes saisonnières (-13% par rapport à la moyenne 2016-2025)”, le risque hivernal est d’autant plus élevé et gonfle les cours, explique-t-il.
Le contrat à terme du TTF néerlandais, considéré comme la référence européenne, s’est affiché au plus haut depuis juin, à 41,915 euros le mégawattheure (MWh).
Vers 15H00 GMT (16H00 à Paris) le cours du gaz européen baissait de 3,34%, à 37,90 euros le MWh, suivant notamment la baisse des cours du pétrole.
Le prix du baril de Brent de la mer du Nord, pour livraison en mars, perdait 1,53% à 64,24 dollars. Son équivalent américain, le baril de West Texas Intermediate, pour livraison le même mois, gagnait 1,52% à 59,70 dollars.
Après des semaines de déclarations agressives, le président américain, invité au Forum économique mondial, a annoncé mercredi soir “le cadre d’un futur accord” sur le Groenland. Donald Trump a levé ses menaces douanières autant que militaires.
Jeudi, il a aussi assuré que l’Iran souhaitait entamer des discussions avec les États-Unis et que Washington était disposé à le faire.
Les tensions géopolitiques “se sont apaisées”, considèrent les analystes de DNB Carnegie.
Or, la production est toujours jugée abondante par l’Agence internationale de l’énergie (AIE) dans son rapport mensuel publié mercredi, malgré une croissance de la demande attendue plus forte en 2026 qu’en 2025.
Par ailleurs, “le Parlement vénézuélien doit débattre aujourd’hui d’une réforme pétrolière qui, si elle est mise en œuvre, mettra fin au monopole d’État sur ce secteur”, soulignent-ils.
Elle permettrait à des entreprises privées de produire et de vendre le pétrole brut issu des vastes réserves du pays, tout en améliorant les conditions financières pour les exploitants.