Plusieurs morts au KarabakhL'Arménie et l'Azerbaïdjan au bord de la guerre

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L'Arménie et l'Azerbaïdjan ont tour à tour ouvert le feu et procédé à des bombardements ou des tirs d'artillerie ce week-end. Les combats se poursuivaient ce lundi.
© HANDOUT / ARMENIAN DEFENCE MINISTRY / AFP

L’Arménie et l’Azerbaïdjan étaient au bord de la guerre dimanche, de nouveaux combats dans la région séparatiste azerbaïdjanaise du Nagorny Karabakh, soutenue par Erevan, ayant fait au moins 24 morts, une escalade qui suscite l’inquiétude internationale.

Aucun camp n’a donné d’explication détaillée pour cette flambée de violence, chacun affirmant avoir répliqué aux provocations de l’autre. Les deux camps diffusaient par ailleurs des images des destructions infligées à l’ennemi: chars azerbaïdjanais en feu, missile frappant des engins arméniens...

Les deux camps échangent depuis le matin des tirs d’artilleries, ont déployé des blindés et l’Azerbaïdjan a procédé à des bombardements aériens.

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Les autorités du Karabakh ont reconnu avoir perdu 17 soldats et plus d’une centaine d’autres ont été blessés. Deux civils ont également été tués.

Bakou n’a pas publié de bilan pour ses militaires, mais a fait état de la mort d’une famille azerbaïdjanaise de cinq personnes.

Le ministère azerbaïdjanais de la Défense a assuré avoir conquis une demi-douzaine de villages sous contrôle arménien, des informations démenties par Erevan. Bakou a également revendiqué la prise d’une hauteur stratégique.

Le président de la république autoproclamée du Karabakh, Araïk Haroutiounian, a néanmoins admis que “des positions ont été perdues”.

Le ministère arménien de la Défense, a lui assuré qu’“environ 200 militaires azerbaïdjanais sont morts”. Ces affirmations étaient invérifiables de source indépendante.

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APPEL AU CALME

Alors que Moscou livre des armes aux deux pays et fait office d’arbitre régional, le président Vladimir Poutine a appelé à “éviter une escalade” et à “mettre fin aux hostilités”, les pires dans cette zone disputée depuis avril 2016, lorsque 110 personnes avaient été tuées.

Le secrétaire général de l’ONU Antonio Guterres a également appelé “à cesser immédiatement les combats (...) et revenir sans délai à des négociations significatives”. Il entend s’entretenir avec le président azerbaïdjanais Ilham Aliev et le Premier ministre arménien Nikol Pachinian.

Washington a dans la foulée appelé les deux parties à “cesser immédiatement les hostilités”. De son côté, le président français Emmanuel Macron a fait part dimanche de sa “vive préoccupation” et “a appelé fermement à la cessation immédiate des hostilités”.

Les belligérants se rejettent la responsabilité des combats. M. Pachinian a accusé son ennemi historique d’avoir “déclaré la guerre au peuple arménien” en attaquant le Nagorny Karabakh, région séparatiste en Azerbaïdjan, peuplée majoritairement d’Arméniens et qui échappe au contrôle de Bakou depuis la chute de l’URSS. Ilham Aliev a lui dénoncé une “agression” arménienne qu’il a promis de “vaincre”.

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