PortugalLa dépénalisation de l'euthanasie encore bloquée par le président

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Au Portugal, le président Marcelo Rebelo de Sousa a bloqué une fois encore la dépénalisation de l'euthanasie, que les députés avaient déjà proposé plusieurs fois.
© AFP

Le président portugais, le conservateur Marcelo Rebelo de Sousa, a une nouvelle fois mis son veto, mercredi, à une loi de dépénalisation de l’euthanasie défendue depuis trois ans par la majorité de gauche au Parlement.

Le chef de l’Etat a décidé de ne “pas promulguer la loi” votée le 31 mars dernier, qui ouvrait la voie à la “mort médicalement assistée”, réclamant aux députés des clarifications sur un texte “aussi sensible”, a annoncé la présidence dans un communiqué. M. Rebelo Sousa souhaite ainsi qu’“il n’y ait aucun doute sur son application”.

Désormais, les députés peuvent annuler le veto présidentiel en votant le même texte une deuxième fois ou l’amender encore une fois.

Le président a “opté pour un veto politique”, a estimé la députée socialiste Isabel Moreira, une des principales voix en faveur de la dépénalisation de l’euthanasie. “Le moment est venu de faire respecter la volonté de cette majorité”, a-t-elle dit du Parlement dans une déclaration aux médias portugais.

Grâce notamment aux voix de la majorité socialiste, le Parlement avait adopté une nouvelle version de la loi favorable à la dépénalisation de l’euthanasie, reformulée après avoir été retoquée par la Cour constitutionnelle.

Il s’agissait de la quatrième fois en trois ans que le Parlement votait en faveur de l’euthanasie mais le texte s’était déjà heurté aux réserves du chef de l’État et de la Cour constitutionnelle.

La dernière mouture de la loi prévoit que l’euthanasie ne soit autorisée que dans les cas où “le suicide médicalement assisté est impossible en raison d’une incapacité physique du patient”.

Le président a toutefois exprimé des doutes concernant ce point. “Il importe de préciser qui reconnaît et atteste de cette impossibilité. D’autre part, il convient aussi de préciser qui doit superviser le suicide assisté, c’est-à-dire quel médecin doit intervenir dans l’une ou l’autre situation”, a-t-il fait valoir pour défendre le renvoi du texte aux députés.

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