
L'essence SP95-E10 n'a jamais été aussi chère en France depuis le déclenchement de la guerre en Iran fin février, à 2,090 euros le litre vendredi, tandis que le prix du gazole reste très élevé, selon un calcul AFP à partir des données gouvernementales.
Vendredi, le SP95-E10, l'essence la plus consommée par les Français, se vendait en moyenne à 2,090 euros le litre, après avoir repassé la barre symbolique de deux euros depuis la mi-août, dans la foulée notamment d'un rebond des cours du pétrole depuis plusieurs semaines.
Cette moyenne, constituée sur la base de 7.452 stations, est 2,78% plus élevée qu'il y a une semaine et 21,52% plus chère depuis le 27 février dernier en France, veille des premières frappes israélo-américaines.
Le prix du baril de Brent était tombé à près de 70 dollars début juillet, avant de remonter pour s'établir ce vendredi autour de 95 dollars dans un contexte de regain de tensions au Moyen-Orient.
Le gazole, carburant le plus consommé en France, s'achetait vendredi 2,259 euros le litre (moyenne sur plus de 9.644 stations), en hausse de plus de 1,34% par rapport à la semaine passée (+0,030 euros), sans encore franchir son record atteint en avril à plus de 2,30 euros. Il est 31,3% plus cher que fin février.
Ces chiffres excluent la Corse ainsi que les départements et régions d'outre-mer.
Depuis 2006, les stations-service ont l'obligation de communiquer leurs prix au site gouvernemental www.prix-carburants.gouv.fr. Ces données sont ensuite publiées en libre accès et analysées par l'AFP.
Le gouvernement a annoncé jeudi avoir reconduit pour deux mois les aides sectorielles, exceptés pour les transporteurs, et a prolongé d'un mois le guichet pour le dispositif grands rouleurs bénéficiant aux ménages modestes.
"Je pense qu'on est dans les eaux maximales" sur les prix du carburant, a commenté vendredi matin sur LCI le président du comité stratégique des centres E. Leclerc, Michel-Edouard Leclerc. "Je pense qu'il y a un seuil où les pouvoirs publics seront obligés, si ça durait, si c'était trop fort, de diminuer un peu la taxation des carburants".