Tripartite énergieXavier Bettel évoque "un paquet de mesures" et met les partenaires sociaux sous pression

Gaël Arellano
Le Premier ministre luxembourgeois, plongé dans les négociations avec les partenaires sociaux depuis dimanche, n'a pas souhaité donner trop de détails. Il a cependant évoqué "un paquet de mesures" qu'il souhaite "faire passer" ce mardi.
© SIP/Jean-Christophe Verhaegen

Ce mardi à 10h, les représentants du gouvernement, du patronat et des syndicats se retrouveront pour une troisième et dernière journée de négociations. "Les citoyens se font un sang d'encre, ce serait irresponsable de notre part de ne pas parvenir à un accord", a commenté Xavier Bettel qui souhaite qu'un consensus soit trouvé dans la journée. "Sinon, il faudra que le gouvernement prenne ses responsabilités" a-t-il prévenu.

Interrogé au sujet des négociations en cours, le Premier ministre n'a pas voulu donner de détails mais a tout de même évoqué "un paquet de mesures que je vais essayer de faire passer" ce mardi. Il a reconnu que l'index "faisait partie des questions importantes" posées lors de cette tripartite.

Rappelons qu'avant que les partenaires sociaux se réunissent, Xavier Bettel avait assuré que l'index "ne pourrait pas simplement être décalé" comme cela avait été le cas au mois de mars. Il avait également souligné le fait que le patronat ne pourrait pas porter le poids financier d'une telle succession de tranches indiciaires.

Le Premier ministre est d'ailleurs revenu là dessus lundi soir. "Il faut encore calculer l'impact du ralentissement de la hausse des prix de l'énergie. Ce sont des calculs essentiels qu'il faut effectuer avant de se retrouver mardi" a-t-il déclaré au micro RTL avant de se retirer après dix heures de négociations.

On sait d'ores et déjà que le gouvernement veut mettre en place un plafonnement des prix de l'énergie. D'après nos informations, la limite serait fixée à 15% d'augmentation pour le prix du gaz. Une mesure qui a déjà été adoptée dans d'autres pays européens.

En ce qui concerne le prix de l'électricité, nos sources nous indiquent que le gouvernement serait prêt à prendre en charge "tout le surplus". Ce qui voudrait dire que les résidents ne paieraient pas les hausses futures du prix de l'électricité.

Seul bémol, ces deux mesures n'entreraient en vigueur qu'à partir du Nouvel An. Elles seraient cependant valables pendant 12 mois et elle coûteraient approximativement 1,2 milliard d'euros aux finances de l'Etat.

Enfin, pour ce qui est de l'index, les représentants du gouvernement ont clairement indiqué leur intention de freiner l'inflation et donc, par extension, de repousser les prochaines tranches indiciaires dans le temps.

Une conférence de presse est prévue si un accord de principe venait à être trouvé mardi. Si ce n'était pas le cas, le Premier ministre a fait savoir que le gouvernement était prêt à "prendre ses responsabilités". Autant dire que les syndicats et le patronat seront mis sous pression.

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