
Les vendanges sont notamment en cours à Wellenstein, où le ministre de l'Agriculture et de la Viticulture, Claude Haagen, s'est rendu mardi. Ce fut l'occasion d'échanger avec les vignerons et de donner un coup de main aux vendangeurs. Tout le monde est d'accord: c'est un bon millésime.
Les vendanges ont commencé par les vins de base pour le crémant, car il y aurait alors encore plus d'acidité et moins de sucrosité dans le fruit. A cause des températures élevées et de la longue sécheresse, il y a moins de raisins cette année, mais la qualité n'en a pas souffert, du moins pour les vieux pieds de vigne, selon Erny Schumacher, le président des viticulteurs privés.
"Nous manquons de résultats pour les jeunes vignes, qui ont souffert dela sécheresse. Pour les vielles vignes, qui ont 10-15 ans, on peut vraiment dire que l'on peut compter sur une récolte presque normale, il y en a bien 20% de moins, mais la qualité, c'est 'l'alpha et l'oméga' et elle est top."
Les jeunes pieds de vigne ont davantage souffert de la sécheresse, parce que leurs racines ne s'enfoncent pas encore profondément dans le sol et qu'elles n'atteignent pas aussi facilement les nappes phréatiques, explique Josy Gloden, le président des Domaines Vinsmoselle.
"Un vignoble qui a subi un peu de stress hydrique durant l'été, ne donne pas de si gros raisins, ils restent relativement petits. Ils peuvent encore être exploités, mais je dis dès maintenant, qu'il n'y aura pas le meilleur Grand Premier Cru."
Depuis quelques jours cependant, le temps a changé et il a plu. Il devrait encore bien pleuvoir dans les prochains jours. Pour les viticulteurs, cela signifie qu'ils doivent un peu plus accélérer les vendanges, dit Erny Schumacher.
"Les raisins ont absorbé un peu d'eau, mais pas vraiment. Il importe cependant maintenant de ne pas traîner avec les vendanges pour qu'ils ne commencent pas à pourrir. Nous aurons parfois encore des températures élevées, alors les raisins évoluent vite."
Avec le changement climatique et la hausse des températures, les vendanges pourraient commencer de plus en plus tôt dans les années qui viennent. Selon Josy Gloden et Erny Schumacher, il faudrait surveiller cette évolution et s'adapter en conséquence. Cela passe, par exemple, par l'application d'une couche isolante sur le sol, afin qu'il ne se dessèche pas si rapidement.
Si des difficultés devaient surgir pendant la récolte, les viticulteurs pourraient compter sur le soutien du ministère de l'Agriculture, assure le ministre Claude Haagen.
Le reportage de RTL en luxembourgeois: