
Pour la plupart d'entre nous, le smartphone n'est pas seulement un moyen de communication, c'est aussi un réveil, un dispositif pour écouter de la musique, une agence de voyage, un guichet virtuel et un accès à des millions de boutiques.
Que ce fidèle compagnon rayonne peut-être davantage que ce qu'autorise l'Union européenne, vous n'y pensez pas vraiment. C'est pourtant le cas, dénonce le docteur Marc Arazi, président de l'association française Phonegate Alerte.
Marc Arazi, qui se considère comme un lanceur d'alerte, avait donné une conférence en juillet au Luxembourg à l'invitation d'Akut (Groupe d'action pour la toxicologie de l'environnement). Malgré des risques sanitaires - l'OMS classe les radiations des téléphones portables comme "potentiellement cancérigènes" - les autorités n'appliqueraient pas assez sérieusement le principe de précaution, dénonce Marc Arazi dans son livre.
“Tout va partir d’un rapport de notre agence sanitaire, l’ANSES, qui en 2016 va sortir un rapport public dans lequel elle explique que 9 sur 10 dépassent le seuil réglementaire et de beaucoup.”
Sous la pression de son ONG, en France, l'Agence nationale des fréquences publierait ses analyses et poursuivrait les fabricants.
“On n’est plus au même niveau qu’au Luxembourg. Aujourd’hui on a déjà fait retirer du marché ou mettre à jour 35 modèles de téléphones portables depuis 2018.“
Dans l'Union européenne en général, les fabricants ne seraient pas vraiment contrôlés et le public ne serait pas assez sensibilisé au bon usage du smartphone.
Le reportage de RTL: