
En 2023, 26% des ménages avec des enfants ont eu des difficultés à joindre les deux bouts. Le titre de l'étude publiée par le Statec ce mercredi ne laisse aucune place à l'interprétation. La situation des familles s'est dégradée l'année dernière au Grand-Duché.
"Les personnes de nationalité portugaise, les ménages locataires ainsi que les familles monoparentales sont les plus touchés", peut-on lire dans le document envoyé à la presse. Les familles monoparentales font, pour leur part, partie des ménages dont la situation s'est dégradée le plus fortement entre 2022 et 2023.
De manière générale, l'année 2023 semble avoir renforcé les disparités entre les ménages qui s'en sortent facilement et ceux qui rencontraient des difficultés financières. En effet, la part de ménages ayant déclaré qu'il était "facile" ou "très facile" de joindre les deux bouts à fortement augmenté entre 2022 et 2023.
À l'inverse, ceux qui considéraient qu'il était "plutôt facile" de s'en sortir semblent avoir changé d'avis (30% en 2023 contre 54% en 2022). En ce qui concerne les ménages qui avaient du mal en 2022, ils semblent avoir vécu les mêmes difficultés l'année suivante.
Il faut noter que la part de ménages pour qui il était "très difficile" de joindre les deux bouts a doublé entre 2022 et 2023 (de 1 à 2%).
Pas de surprise en ce qui concerne les dépenses qui pèsent lourd sur le budget des ménages: le logement et les crédits immobiliers. "Les propriétaires endettés sont désormais plus d'un sur quatre à avoir des difficultés", souligne le Statec. Une hausse de 6 points a été constatée entre 2022 et 2023. Pour leur part, 33% des locataires ont affirmé avoir à faire face à une charge financière très lourde.