En d'autres mots, c'est le jour à partir duquel la population mondiale est supposée avoir consommé l’ensemble des ressources naturelles que la planète est capable de produire en un an. La plateforme „Votum Klima“, qui réunit plusieurs ONG luxembourgeoises, a voulu attirer l'attention sur cette problématique par une action symbolique.
La performance du Grand-Duché a été mise en évidence. Une douzaine d'activistes s'étaient réunis sur le terrain de sport du campus Geesseknäppchen à Luxembourg-ville et avaient invité la presse. Ils ont organisé une course, où l'un d'eux a revêtu un déguisement de "Lion rouge" pour représenter le Luxembourg. Un autre coureur représentait la planète.
Magali Paulus, coordinatrice de "Votum Klima": "Une course qui représente au fond l'année, du 1er janvier au 31 décembre. C'était simplement cette idée: représenter une année avec toutes les ressources dont dispose notre planète.“
Sur le circuit, le Lion rouge n'a pas dépassé le 20 février, le jour où le Grand-Duché commence théoriquement à consommer plus que ce que la planète peut proportionnellement lui fournir.
"Nous voyons aussi maintenant que de nombreux effets du changement climatique, touchent parfois des populations momentanément vulnérables, parfois globalement le Sud et des pays qui au fond n'ont aucune responsabilité dans le changement climatique, et je pense que nous devons simplement revenir à l'équilibre.“
Avec une journée du dépassement le 20 février, le Luxembourg occupe à nouveau la 2ème place au niveau mondial, juste derrière le Qatar. Une médaille d'argent dont il n'y a pas lieu d'être fier, même si le cas du Luxembourg est un peu spécial, selon Fréderic Meys, membre de Greenpeace:
“Le cas du Luxembourg est un peu particulier par rapport aux autres pays européens, car il y a une très grande mobilité frontalière. Donc il y a beaucoup de personnes qui vivent à l‘étranger mais qui viennent travailler au Luxembourg et donc cela a un impact aussi sur la consommation du Luxembourg. Et alors un autre élément qui est vraiment majeur aussi, c‘est le tourisme à la pompe.“
Au niveau international, l'agriculture industrielle est l'une des principales causes des problèmes environnementaux. Au niveau national, c’est surtout la consommation qui n’est pas assez durable, tant au niveau individuel qu’au niveau systémique.