
Les autorités européennes, avec l'aide des services de renseignement colombiens, ont démantelé un réseau de traite d'êtres humains dirigé par la ressortissante colombienne capturée lors d'une opération internationale dans la province de Luxembourg en Belgique.
Elle a été arrêtée dans le cadre d'une opération coordonnée entre plusieurs organismes internationaux menée par les autorités de la police d'Arlon en Belgique, avec la collaboration de Migración Colombia et des Homeland Security Investigations (HSI) de l'ambassade des États-Unis.
Pendant 20 ans, cette collaboratrice exemplaire de la Croix-Rouge au Luxembourg ainsi que membre syndicale pour un magasin de vêtements auprès de l'OGBL, faisait venir des femmes vulnérables d'Amérique du Sud en Europe en leur promettant "un meilleur avenir", comme l'expliquent nos confrères du quotidien Virgule.
L'une des victimes de la principale suspecte a fourni de précieuses informations aux autorités par le biais d'un langage codé, destiné à ne pas éveiller les soupçons de ses ravisseurs.
"Elle a utilisé une méthode de communication qui a permis aux autorités de localiser la victime, de comprendre sa situation et de déterminer qui étaient les membres de ce réseau criminel", ont déclaré les sources de Migration Colombia. Au cours de l'opération, les agents belges, soutenus par leurs homologues espagnols, ont réussi à intercepter un véhicule et à libérer une victime qui avait été emmenée en Belgique sous des prétextes fallacieux.
La tête pensante du réseau, originaire de Cali, en Colombie, a été identifiée comme la dirigeante de cette organisation qui exploitait des dizaines de femmes, les manipulant et les soumettant à des travaux d'esclavage et d'exploitation sexuelle dans des conditions plus que déplorables.
"Cette arrestation est le résultat d'années de collaboration entre agences et d'efforts soutenus pour éradiquer ces crimes odieux", ont déclaré des sources de la police d'Arlon. Les documents découverts au cours de l'enquête révèlent que cette femme menait une opération extrêmement organisée et furtive, dissimulant son rôle tout en exploitant ses victimes.
Les opérations de sauvetage et d'assistance aux victimes se poursuivent, la priorité étant de leur apporter un soutien complet en vue de leur rétablissement et de leur réintégration. Actuellement, ces victimes sont sous la protection des autorités belges et avec le soutien de l'ONG Anti Trafficking Bureau (ATB).