Selon les commerçants "Trop de mendiants" et d'insécurité au centre-ville de Luxembourg

RTL Infos
Les commerçants de la capitale vivent une "relativement bonne" saison commerciale. Mais il y a "trop de mendiants" et toujours plus de vols dans les magasins au centre-ville, selon la présidente des commerçants, interviewée ce mardi par RTL.

"L'insécurité est actuellement un des plus grands problèmes" pour les commerçants de la Ville, assure Mireille Rahmé-Bley, présidente de l'Union commerciale de la Ville de Luxembourg (UCVL) ce mardi au micro de RTL Radio. C'est sans nul doute, un problème "récurrent à la gare, mais que nous ne connaissions pas dans ces proportions en centre-ville. Et l'ampleur du phénomène va en grandissant", assure-t-elle.

Mireille Rahmé-Bley pointe surtout du doigt deux phénomènes: la mendicité organisée et les vols à l'étalage. La présidente des commerçants parle d'un "tourisme de mendiants". Les mendiants "font partie d'une ville, et nous en avions toujours", pose-t-elle, avant d'expliquer: "Mais il ne se peut pas" que "des gens viennent exprès de l'étranger à Luxembourg pour se mettre assis à tous les coins de la ville".

L'ennui à ses yeux est qu' "il y en a tout simplement trop en ce moment". Et s'ils sont si nombreux dans les rues de la capitale selon elle, c'est qu' "ils doivent se faire du beurre, sans quoi ils ne serait pas autant". À un peu moins d'un an des élections communales "il faut que quelque chose soit entrepris", lance la présidente de l'UCVL aux élus.

"DANS LES MAGASINS, ON VOLE ÉNORMÉMENT"

Mais "quel doit être notre message" aux clients ?, interroge-t-elle: "Venez en ville, mais ne mettez pas de montre et laissez vos bijoux à la maison et faites bien attention à votre portemonnaie... Ce n'est pas possible".

Car outre le mendicité, le problème des vols est "toujours plus important". Les commerçants m'ont assuré que "dans les magasins on vole énormément". Les grands magasins ont un service de sécurité, "mais les petits commerçants ne peuvent pas se le permettre", rappelle celle dont l'un des rôles est de défendre les commerces de la Ville de Luxembourg auprès des pouvoirs publics.

La présidente de l'UCVL reconnait l'utilité de l'injonction d'éloignement conférée aux policiers, depuis la loi votée en juillet, mais le service "à vos côtés" créé par l'asbl Inter-Actions aide concrètement les commerçants.

BESOIN DE "LOCOMOTIVES" POUR RELANCER LE COMMERCE À LA GARE

L'insécurité, le chantier du tram, les baux commerciaux élevés et l'ouverture du centre commercial de la Cloche d'Or "ont fait fuir les commerçants de la gare", explique sans détours, la présidente des commerçants.

Car s'il y a "une demande réelle" pour ouvrir son affaire dans le centre-ville de Luxembourg, c'est "plus problématique" dans le quartier gare.

L'avenue de la Liberté est aujourd'hui très belle, mais dans l'avenue de la gare "il y a vraiment beaucoup de magasins qui sont vides". D'autant que ce sont de "relativement grandes surfaces". "Nous aurions besoin d'une ou deux "locomotives" qui reprennent et "redonnent envie à d'autres de s'installer", suggère-t-elle.

"BONNE" SAISON QUAND MÊME

La saison commerciale était "relativement bonne" et "les soldes se sont aussi bien déroulées", avoue Mireille Rahmé-Bley grâce à un "été très chaud" et au "retour des touristes". Mais aussi tout simplement parce que les gens "ont envie" de sortir et consommer après deux années de restrictions liées au Covid-19.

Les gens "dépensent autrement. Ils calculent plus. On achète de manière plus ciblée" dans un contexte de hausse des prix, y compris pour les produits alimentaires, "ce qu'on ressent très nettement dans la restauration".

Mireille Rahmé-Bley avoue que la plupart des commerçants "sont très satisfaits de leur braderie". "Pour concurrencer les centres commerciaux nous organisons déjà la braderie le samedi et le dimanche" en Ville, mais en faisant bien passer le message que "la vraie braderie avec des stands à l'extérieur à lieu le lundi. Samedi, les commerces pouvaient sortir quelques portants. Le dimanche on a toujours le même problème que peu de commerces participent. Mais cette fois, ceux qui y ont participé étaient très satisfaits de leur dimanche."

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