
Il resterait pourtant de l'espoir pour la saison touristique ...
Plusieurs entreprises ont été touchées par les inondations, un quart des capacités des campings luxembourgeois serait impacté, selon le directeur de „Luxembourg for Tourism" Sebastian Reddeker: "Nous savons que 18 campings sont momentanément fermés, ce qui correspond à 2.400 places, soit près d'un quart de la capacité globale des campings. Cinq d'entre eux vont rouvrir d'ici le 23 juillet."Pour les 13 autres campings concernés, la situation serait plus critique: "Nous n'avons pas encore d'informations très concrètes. Mais il faut s'attendre à ce que les entreprises situées dans des zones inondables devront compter avec des pertes de 70% voire la perte totale de la saison."
En fait, les prévisions pour la saison étaient bonnes. Pour le secteur du camping, on considérait que les effets de la pandémie pourraient être surmontés. Malgré les inondations, Sebastian Reddeker ne pense pas que la saison estivale soit totalement terminée: "Le bilan global de la destination ne se révèlera peut-être pas tel qu'on l'avait imaginé au départ. Dans le secteur hôtelier nous avons des prévisions de réservations entre 50 et 60%, ce qui est bien et ce qui est mieux que l'an dernier, par exemple dans l'Oesling."
Maintenant, il reste toujours un vide dans l'hôtellerie: le tourisme d'affaires n'a toujours pas repris à cause de la pandémie.
Pour Sebastian Reddeker, il est important que les acteurs qui ont subi des préjudices suite aux inondations, soient à présent aidés financièrement. Le gouvernement a déjà mis des mesures en place. Les entreprises devraient en effet rester à même d'investir.
Quelles activités continuent à fonctionner malgré les dommages causés par les intempéries? Qu'en est-il par exemple des sentiers de randonnée? Sur ce point, il faudrait une bonne communication, selon Sebastian Reddeker. Et réfléchir à un outil pour informer encore mieux les touristes sur des événements tels que des inondations.
On ne sait pas par où commencer, entend-on chez les sinistrés des campings. Près d'une semaine après la catastrophe, de nombreux dégâts sont toujours visibles. Ce sont des images qui restent gravées dans les têtes. De nombreux campeurs sont toujours sous le choc. Les reporters de RTL, Nina Schagen et Chris Meisch, se sont rendus sur place, dans les campings de Rosport, Born, Diekirch, Vianden, Alzingen et Ingeldorf.
"Tout est perdu. Mentalement, ça va très mal. Nous avons encore pris ce qui était à prendre. Pour le reste, tout était cassé. Nous sommes au bord du gouffre, nous avons tout perdu", dit un sinistré.
"Je dois dire que c'est la première fois que nous voyons une telle inondation, nous sommes tous sous le choc et nous venons tous pour nous entraider car cela a l'air vraiment dramatique ici", explique une autre personne sur place.
De nombreux clients ont eu peur pendant les inondations, ils ont vu leurs biens emportés par les eaux et ont été évacués vers les réceptions ou dans des halls proches. Nous avons cependant pu agir à temps grâce aux alertes, déclare le propriétaire d'un camping à Ingeldorf.
Dans les campings, nous voyons toujours de nombreuses personnes nettoyer leur tente ou leur caravane. L'eau a souvent atteint un mètre. D'autres ont totalement perdu leur auvent. Les dégâts sont importants et la quantité de déchets est considérable.
"Au fond, c'est un sinistre total. Cela signifie que le camping n'est plus du tout opérationnel. Les murs sont fracassés, là où des choses ont volé. Les conduites d'eau sont brisées. Il n'y a plus de cuisine, il n'y a plus de restaurant. Les dégâts sont énormes chez les campeurs permanents. La majorité des caravanes sont là pour être enlevées."
Mais nous sommes contents qu'il n'y ait que des dégâts matériels, souligne le responsable de plusieurs campings.
Nous avons vu beaucoup de solidarité dans les campings concernés. Les voisins se sont aidés mutuellement, des gens ont amené du café et de quoi se restaurer sur place. D'autres responsables regrettent un manque d'aide de la part des communes et des services compétents.