Émission spécialeQuatre expertes nous expliquent comment lutter contre la désinformation

RTL Infos
Mardi 6 octobre, quatre expertes suisses et luxembourgeoises ont participé à l'émission "Démocratie sous tension : comment relever les défis de la désinformation ?". Un échange vif sur les moyens mis en place au Luxembourg pour protéger l'information et sanctionner les dérives.
Démocratie sous pression : comment lutter contre la désinformation ?

Alors que l'on assiste à une "amplification de la désinformation", comment se protéger face à celles et ceux qui manipulent l'information pour nuire ? C'est tout l'enjeu de la table ronde "Démocratie sous pression : comment lutter contre la désinformation ?" organisée à RTL ce mardi 6 octobre.

Puisque la propagande a "existé bien avant Internet", mais que les outils ont évolué pour accélérer le phénomène. Désormais, les fakenews se propagent à grande vitesse en ligne, la "post-vérité" vient placer (douloureusement) l'opinion avant les faits et les deepfakes, souvent générés par intelligence artificielle, troublent la confiance que l'on pouvait auparavant avoir dans l'image et le son. Sans oublier de mentionner la popularité croissante des influenceurs, dont certains par maladresse ou par intérêt, créent du contenu dont la justesse est très relative. Des phénomènes qui donnent beaucoup de travail aux journalistes, comme l'explique Cécile Tran-Tien, qui produit l'émission de fact checking "Vraiment" sur la RTS en Suisse.

Pour lutter contre cette désinformation, le Luxembourg, mais aussi l'Europe, tentent de réagir. Au Grand-Duché, un projet de loi est en cours pour encadrer les contenus les plus problématiques. Notamment identifier clairement les contenus commerciaux. Malgré tout, comme le rappelle Cindy Bauwens, directrice de l'Alia, un influenceur a "le droit à la liberté d'expression".

La protection contre cette désinformation passe aussi par une plus grande transparence des médias, une prévention, une éducation aux médias et un esprit critique de la part des citoyens. "On entre dans une ère de "présomption du faux"" analyse Nathalie Pignard-Cheynel, professeure à l'Université de Neuchâtel. Une méfiance parfois bénéfique, notamment chez les jeunes, m. Malheureusement, cela témoigne aussi d'un "soupçon généralisé", y compris quand les preuves sont solides, comme dans le cas de l'affaire Bardella récemment en France.

Retrouvez l'émission dans son intégralité dans cet article et sur RTL Play.

Nos quatre invitées :

  • Nathalie Pignard-Cheynel, professeure ordinaire à l'Université de Neuchâtel
  • Cindy Bauwens, directrice de l'Alia
  • Stéphanie Lukasik, maître de conférences à l'Université du Luxembourg
  • Cécile Tran-Tien, journaliste à la RTS

Présentation : Jérôme Didelot

Une expo "À la recherche de la vérité" à RTL

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