
Les trois hommes étaient poursuivis pour huit cambriolages de commerces et de stations-service dans le Nord, l'Est et l'Ouest du pays, notamment à Martelange, Rosport et Oberpallen. Les faits avaient été commis entre décembre 2016 et août 2017. Les cambrioleurs avaient dérobé des cigarettes pour une valeur totale de 180.000 euros environ. L'homme condamné il y a neuf mois devait en outre payer quelques 70.000 euros de dommages et intérêts aux quatre parties civiles.
Le second procès de cette affaire a eu lieu mercredi devant la Cour d'appel de Luxembourg. La représentante du Parquet général a requis la confirmation du premier jugement.
Quatre ans de prison serait une peine correcte et l'accusé n'aurait pas droit à un sursis en raison des nombreux faits qui lui sont reprochés et de son "attitude arrogante". La représentante du Parquet général a déclaré qu'elle avait le même avis sur l'affaire que les premiers juges. Les enquêteurs avaient été mis sur la trace du prévenu notamment par un émetteur GPS volé. Les cambriolages de ce type, qui avaient lieu selon un rythme régulier, avaient cessé après le dernier. La police aurait donc bien arrêté le ou les bon(s) suspect(s).
En début d'audience, l'accusé avait commencé par dire qu'il avait fait appel parce qu'il n'avait rien à voir avec cela. Quand la présidente de la Cour lui a fait remarquer que l'émetteur GPS, qui était dissimulé dans une cartouche de cigarettes volée, avait conduit jusqu'à lui, l'homme a expliqué qu'il n'avait jamais mis les pieds au Luxembourg avant les deux procès. Il ne sait rien de cette affaire. Quant aux lampes frontales découvertes chez lui, il les utilisait pour son travail. „C'est quand même bizarre que la série de cambriolages ait cessé après l'intermède avec l'émetteur GPS!“, a fait remarquer la juge. L'accusé a répondu qu'il ne pouvait pas avouer ce qu'il n'avait pas fait.
Après que trois avocats représentant des compagnies d'assurances et des stations-service, aient réitéré leurs demandes de dommages et intérêts, Maître Weinquin, l'avocat de l'accusé, a parlé d'accusations injustes à l'encontre de son client. En outre, ce dernier a toujours dit qu'il était innocent. Il n'y aurait aucune preuve de sa présence sur les lieux des cambriolages. Il a plaidé la relaxe de son client au bénéfice du doute.
La Cour d'appel rendra son arrêt le 11 novembre.