
Pour le président du groupe parlementaire LSAP, Georges Engel, il s'agissait de la lutte contre les inégalités sociales.
La chef de fraction des Verts, Josée Lorsché, a souligné de son côté que le gouvernement s'engageait prioritairement contre le changement climatique et elle s'en réjouit.
"Je dirais que par rapport à l'an dernier, il y a vraiment eu un changement de paradigme dans son discours. Il a abordé de très nombreux thèmes et a mis au centre la justice sociale, la cohésion sociale et l'économie, que nous devons mieux agencer afin d'éviter de nouvelles crises dans le contexte de la protection de l'environnement. Et nous pensons que ce système ne pourra fonctionner, que si chaque engrenage s'emboîte dans l'autre. Il faut éviter les pandémies, cela concerne la protection de l'environnement."
Ce fut un long discours, a reconnu la présidente du groupe parlementaire CSV, Martine Hansen. Mais le Premier ministre, Xavier Bettel, aurait surtout répété ce qui figurait dans l'accord de coalition.
''Une grande partie de son temps de parole se serait alors déjà écoulé. Quelques mesures ont été présentées, mais ce qui nous manque, c'est une véritable perspective pour un nouveau départ après la crise. Surtout dans cette situation, où nous nous trouvons en pleine crise économique. Nous risquons de basculer dans une crise sociale, nous avons besoin de perspectives claires sur la manière d'avancer. Des perspectives pour l'économie, mais aussi des perspectives dans le secteur de l'environnement, dans le secteur du logement, et au niveau des finances publiques et là, nous sommes restés sur notre faim."
Pour Sven Clement, du Parti pirate, aussi, le discours manquait de substance:
''Des pistes pour relancer l'économie: zéro, nada, rien. Il n'y avait tout simplement pas de leadership politique dans ce discours. C'était plutôt une rétrospective sur l'état du pays. A un moment, j'ai pensé, avec tous ces passages où il était question du coronavirus, que c'était un best of des derniers discours tenus par Paulette Lenert, juste que Xavier Bettel lui avait enlevé les mots de la bouche et les avait une nouvelle fois répétés."
Selon le député des Lénk, Marc Baum, avec ce discours, le Premier ministre a montré que le gouvernement n'était pas capable de réagir aux véritables défis de notre époque. Marc Baum a notamment critiqué le fait que Xavier Bettel n'avait pas reconnu la gravité de la situation surtout au niveau des conséquences sociales de la crise.
"C'est une situation vraiment très préoccupante. Nous arrivons dans de nouvelles zones de chiffres du chômage, qui n'étaient pas imaginables auparavant. Rien entendu à ce propos de la part du Premier ministre. Rien entendu non plus sur le phénomène des inégalités sociales contre lesquelles le gouvernement souhaiterait lutter."
''Le gouvernement n'a pas la flexibilité pour s'adapter à la profondeur de cette crise'', a conclu le député ADR Fernand Kartheiser.
"C'est plutôt un compromis pour poursuivre comme jusqu'à présent. Nous avons également vu que la situation financière de l'Etat était en partie minimisée. Par exemple en ce qui concerne la gravité de la dette et les conséquences de la dette pour les générations futures. Enfin, il y a aussi une certaine imprécision dans les mesures financières, qui ont été proposées."