
Ce rapport met en lumière les principales tendances épidémiologiques et les évolutions significatives observées au Luxembourg.
L'année 2023 a été marquée par l’abrogation, en mars, de l’isolement obligatoire des patients testés positifs par PCR à la COVID-19, ce qui a entraîné une baisse significative des déclarations de cas de COVID-19 – 6.000 cas déclarés en janvier pour environ 1.500 en avril.
L’analyse des données démontre également qu’aucun signal saisonnier n’émerge en ce qui concerne la COVID-19, contrairement à la grippe, avec une épidémie majeure chaque hiver.
Le rapport met en évidence la réapparition de certaines maladies à prévention vaccinale comme la coqueluche. Une recrudescence de cas a été observée à la fin de 2023, particulièrement chez les adolescents.
Avec la normalisation de la fréquence des voyages après la pandémie, une augmentation des maladies gastro-intestinales ou d’origines alimentaires a été notée, notamment la cryptosporidiose et la salmonellose. De façon similaire, les cas de maladies à transmission vectorielle importées comme la dengue ont également augmenté.
En ce qui concerne les infections sexuellement transmissibles (IST), une hausse des cas de chlamydia, gonorrhée et syphilis est notée comme dans d’autres pays européens.
Une des principales avancées de 2023 a été l'introduction de la surveillance du virus respiratoire syncytial (RSV), grâce à une campagne d'immunisation des nourrissons avec le nirsevimab, un anticorps monoclonal. Le Luxembourg est devenu, par cette initiative, l’un des premiers pays au monde à avoir mis en place une campagne d’immunisation des nourrissons, permettant une réduction significative des hospitalisations pédiatriques pour RSV durant l'hiver 2023-2024.
Le virus a toutefois connu une vague de propagation dont le pic a été atteint juste avant les fêtes de fin d’année.
La Direction de la santé prévoit de mesurer l'acceptation et l'impact de la vaccination maternelle contre le RSV qui sera proposé à partir de l’automne 2024.
Pour renforcer encore la qualité du système de surveillance, le rapport propose plusieurs axes d'amélioration, notamment l'inclusion des données cliniques relatives aux maladies déclarées, la mise en place d'une meilleure identification des infections chroniques nouvellement acquises et l'amélioration des métadonnées transférées avec une précision sur l'origine des prélèvements.
Ces mesures permettront de mieux évaluer la qualité des données et de garantir une réponse plus efficace aux menaces épidémiques futures.