Violences domestiques au LuxembourgPlus d'interventions policières, mais moins d'expulsions

Claudia Kollwelter
L'augmentation des interventions policières liées à la violence domestique, malgré une stabilité ou une diminution des expulsions, reflète une sensibilisation accrue du public et une meilleure signalisation des cas, selon les ministres concernés.
© RTL-Archiv

Le nombre d'interventions policières liées à la violence domestique a augmenté ces dernières années, tandis que les cas d'expulsion ont diminué ou sont restés stables. Marc Baum, député du parti de gauche (déi Lénk), s'est enquis des raisons de cette tendance dans une question parlementaire.

Dans une réponse conjointe du ministre de l'Intérieur Léon Gloden, de la ministre de la Justice Elisabeth Margue et de la ministre de l'Égalité Yuriko Backes, il est précisé que chaque cas de violence domestique fait l'objet d'un signalement. Cependant, toutes les interventions policières ne conduisent pas systématiquement à une expulsion. La diminution des expulsions depuis 2014 ne reflète pas un manque de suivi des cas, et la violence domestique n'est pas devenue plus tolérée au fil des années.

L'augmentation des interventions policières pourrait être attribuée à une plus grande sensibilisation du public, qui est de moins en moins tolérant envers la violence domestique sous toutes ses formes. Davantage de cas, même mineurs, sont signalés à la police, et même lorsque les victimes ne sont pas nécessairement en danger immédiat.

Le ministère de l'Égalité poursuit ses efforts avec des projets visant à protéger les victimes, responsabiliser les auteurs et améliorer les initiatives d'information et de prévention. Cela inclut la mise en place d'une structure de soutien disponible 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7 pour les victimes de violence, et l'élaboration d'un plan d'action national contre toutes les formes de violence.

PDF: Réponse à la question N° 0966

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