
Depuis 2017, la CNS est en négociation avec la FAPSYLUX qui représente les psychothérapeutes. Objet de ces négociations: assurer la prise en charge des séances de psychothérapie par la CNS.
Or, malgré des négociations menées depuis, "les positions demeurent encore aujourd’hui tellement éloignées que le Conseil d’administration de la CNS devra, lors de la réunion du 14 septembre 2022, se prononcer sur l’échec des négociations en cours" déplore la CNS dans un communiqué ce mardi.
Dans tous les cas, "la CNS espère pouvoir continuer les démarches prévues par les procédures légales afin que la prise en charge des prestations des psychothérapeutes devienne possible au courant de l’année 2023."
La CNS souhaite la mise en place d'une médiation neutre concernant les négociations avec la Fapsylux. Le problème principal se situe au niveau des tarifs, a confié Christian Oberlé, président de la CNS dans une interview à RTL ce mercredi matin. Tous les détails n'ont pas encore été clarifiés quant à la convention, mais aux yeux de Christian Oberlé, les acteurs étaient assez d'accord. La CNS avait proposé 120 euros de l'heure et la Fapsylux 185. Ils n'ont pas pu avancer davantage après ce point-là.
"Nous n'avons pas déclaré que tout le processus était bloqué. Nous avons nos arguments, ils ont les leurs, nous avons remarqué qu'il n'y avait pas la compréhension nécessaire concernant les arguments de l'autre partie, nous ne pouvons pas les comprendre et il en va sans doute de même pour eux et c'est pour ça qu'on a décidé d'interrompre le processus. Il faut que ce soit quelqu'un doté d'un point de vue extérieur qui puisse évaluer les choses pour ensuite faire une proposition. Ça veut dire qu'on relègue le processus à quelqu'un d'autre."
Même s'il y a déjà eu des médiations à plusieurs reprises, les acteurs se trouvent néanmoins plutôt en terre inconnue. En effet, il n'y en avait pas encore eu concernant des négociations avec un nouveau groupe professionnel.
"Notre ministre se penche sur ce thème, il connaît la logique de la nomenclature, il connaît les tarifs des autres, pour moi il se trouve bien sûr en position de pouvoir exprimer une opinion, mais il s'agit surtout de fixer la procédure de telle manière à ce que nous arrivions à un remboursement le plus rapidement possible."