
Paulette Lenert a précisé que la Direction de la Santé fournira mercredi des détails sur la poursuite de sa stratégie de lutte contre le coronavirus.
Il n'y a actuellement aucune raison de paniquer, mais il ne s'agit pas non plus de négliger les gestes barrières. La ministre a renouvelé son appel à éviter les contacts inutiles, particulièrement en ce moment où le risque d'infection augmente en raison du regain d'activités après les vacances, des températures plus basses et de la hausse du temps passé à l'intérieur.
Le rebond de l'épidémie se constate aussi dans les hôpitaux. Le nombre de patients hospitalisés à cause de symptômes du Covid-19 est en augmentation. Les hôpitaux ont passé tout l'été en phase 0, c'est-à-dire que les patients Covid étaient majoritairement orientés vers le Centre hospitalier et son service spécialisé. A présent, les hôpitaux abordent progressivement une phase 2, a expliqué le Docteur Claude Schummer, directeur général des Hôpitaux Robert Schuman.
La phase 2 signifie que tous les hôpitaux du pays prennent à nouveau en charge des patients Covid. Il y en a actuellement huit au Kirchberg, dont une personne en soins intensifs. Mais à la différence de ce qui s'était passé lors de la première vague au printemps, cette fois, les activités des autres services ne sont pas gelées: les patients souffrant d'autres pathologies peuvent toujours être traités et opérés dans les hôpitaux.
Comme de nouveaux patients Covid devront certainement être hospitalisés dans les 14 prochains jours, une cellule de crise se réunit à nouveau quotidiennement à l'hôpital du Kirchberg depuis lundi, afin de faire le point sur le nombre de patients et de lits ainsi que sur le personnel disponible. En effet, le secteur hospitalier n'est pas épargné par l'absentéisme dû au Covid. Il arrive aussi que des salariés du secteur soient placés en quarantaine parce qu'ils ont été en contact avec des personnes infectées dans le cadre de leur vie privée.