
Le marché immobilier luxembourgeois stagne pour le moment, ce qui signifie que seuls quelques maisons et appartements sont vendus. Et pour les logements encore en construction, des difficultés surgissent du fait de la pénurie de matériaux de construction.
La Chambre Immobilière ne veut toutefois pas encore parler de crise. Selon elle, les prix ne vont pas chuter de manière significative dans les mois à venir à cause du manque de logements, alors que selon les experts consultés par RTL 5 Minutes estiment qu'une baisse des prix de l'immobilier est de plus en plus probable.
Le marché immobilier souffre aussi de la situation économique actuelle, qui provoque des difficultés d'acheminement des matériaux de construction. Cela rendrait difficile la prévision des coûts exacts des nouveaux bâtiments. La situation n'est pas sans conséquence. "Nous constatons toutefois qu'en raison des conditions générales principalement dans la promotion, c'est-à-dire les nouvelles constructions, de nombreux projets ont été reportés. Nous estimons que nous construirons un millier de logements de moins cette année par rapport aux années précédentes. Cela crée évidemment une nouvelle pression sur le marché immobilier du logement et aussi sur le marché locatif”, annonce Le président de la Chambre Immobilière, Jean-Paul Scheuren.
Selon Jean-Paul Scheuren, il faudrait construire tous les ans 1.000 à 2.000 logements de plus qu'actuellement. La demande de logements devrait rester élevée, mais l'offre ne suivrait plus vraiment. En outre, en raison de la hausse des taux sur les emprunts, de moins en moins de gens pourraient se permettre d'encore acheter un bien. Ce qui pourrait se répercuter sur le marché locatif et les loyers:
"C'est un fait que de plus en plus de gens doivent louer parce qu'ils n'ont plus les moyens d'acheter quoi que ce soit. Il faudra voir comment nous pourrons simplement proposer de nouvelles solutions à l'avenir avec de nouvelles formes de logements, avec de nouveaux moyens pour le financement de l'acquisition, que ce soit par la construction de logements sociaux, en l'ouvrant au secteur privé afin de pouvoir construire plus, ou en trouvant de nouvelles possibilités pour que les gens puissent investir, notamment via des blockchain et des security tokens.”
Ces dispositifs permettraient d'investir dans un immeuble déjà avec de petits montants.
Les plus petits promoteurs, s'ils ont acheté des logements chers et sont maintenant confrontés à des taux élevés, pourraient se retrouver face à une stagnation de leurs ventes. Les agences pourraient également ressentir les conséquences de la crise, car si les ventes diminuent, les commissions aussi.