Luxembourg-ville"Mon quartier - ma place" : un projet estival pour des quartiers plus verts et conviviaux

Monique Kater
adapté pour RTL Infos
Jusqu’à la mi-septembre, quatre quartiers de la capitale sont au centre d'une expérimentation, dont les conclusions sont destinées à alimenter le développement urbain ainsi que le réaménagement des places et des rues.
© RTL (capture d'écran)

Quatre sites où le trafic est habituellement dense et où le béton est roi, sont transformés le temps de l’été en "tiers-lieux", où les habitants peuvent se rencontrer et pratiquer des activités ensemble. Le projet a été lancé la semaine dernière.

Nico Meyrer se réjouit de cette initiative de la mairie de Luxembourg et souhaiterait que cette installation provisoire débouche sur quelque chose de définitif. "Oui, nous avons été associés au projet, même si toutes nos idées n’ont pas été retenues et même s'il y avait déjà eu ça ici en 2022", explique le président de l’association de quartier. À l’époque, l’échevin compétent et actuel ministre de l’Environnement, Serge Wilmes, s’était engagé en faveur de cette démarche. Le réaménagement de la Place de France est un sujet de discussion depuis longtemps, mais il n’en est pas moins important pour autant, même si cela entraîne actuellement la disparition d’un certain nombre de places de stationnement.

Quatre quartiers concernés : Belair, Cents, Bonnevoie et Cessange

Belair est l’un des quatre quartiers que le collège échevinal a sélectionnés pour cette initiative. Selon Martine Nicolay, responsable à la Ville de Luxembourg de l’initiative "Mon quartier – Ma place", il s’agit d’une expérience qui ne peut fonctionner sans la participation des habitants. Car le projet ne se résume pas au kiosque installé Place de France, qui propose une petite restauration à midi et le soir jusqu’à 22h. Les associations ont été invitées à collaborer et organisent des activités très variées. La mairie met les infrastructures nécessaires à disposition.

L’offre d’activités est adaptée à chaque quartier. À Bonnevoie, par exemple, sur la place devant l’église, l’association Inter-Actions est impliquée dans le projet. La Cinémathèque y projette des films et, le 14 août au soir, une silent disco (soirée dansante avec casques audio) y sera organisée.

À Cessange, c'est une soirée de danse irlandaise qui sera organisée le 31 juillet. L’association locale et les archives de la Ville y proposeront également une visite guidée consacrée à l’histoire du quartier. Tous les détails figurent sur les affiches installées sur la Place de Roedgen, à côté du parc de Cessange, ainsi que sur le site internet de la Ville de Luxembourg.

Selon la bourgmestre de Luxembourg, Lydie Polfer, la Ville travaille avec les associations locales dans chaque quartier. Ce sont en effet les habitants eux-mêmes qui doivent s’approprier un projet comme celui-ci, en s’y retrouvant et en participant aux activités organisées. Les quatre quartiers ont été choisis sur la base des conclusions tirées des Aperi’Tours et constituent des zones prioritaires d’intervention. Les enseignements qui seront tirés de ce projet estival seront intégrés aux plans de réaménagement de ces quatre quartiers.

Réaménagement prévu de la place de France d'ici un à deux ans

Les associations locales estiment que, même si toutes leurs demandes n’ont pas été retenues, une partie d’entre elles a été prise au sérieux. Mais sur un point, Lydie Polfer est catégorique : le réaménagement de la Place de France aura bien lieu, dans un délai d’un à deux ans.

La nouveauté de ce projet de réaménagement réside dans l’intégration d’un concept de végétalisation. Les marquages au sol indiquent les zones de la place où le béton pourra être retiré afin de permettre la plantation d’arbres directement en pleine terre, sans bacs en plastique, précise Lydie Polfer.

La place verte au Cents restera accessible à tous

Les réaménagements seront réalisés avec l’accord des commerçants du quartier. Au Cents, quatrième site du projet "Mon quartier – Ma place", il n’y en a toutefois pas.

Les habitants du Cents souhaitent que le terrain situé à côté des jardins ouvriers de la Cité jardinière reste accessible à tous, sans portail fermé ni droit d’usage exclusif pour l’association Gaart an Heem, qui devrait encore obtenir des parcelles supplémentaires.

Ici aussi, des activités seront proposées sur la prairie jusqu’à la mi-septembre. En revanche, il n’y a ni kiosque ni food truck, ce que regrettent les habitants. Ceux-ci, tout comme les responsables politiques, ont toutefois reconnu le potentiel d’un tel espace de quartier, dépourvu de béton.

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