
L’Association des médecins et médecins-dentistes a notamment déclaré qu’il était faux d’affirmer qu’elle avait quitté les négociations avec la Caisse nationale de Santé. Elle aurait même été disposée à signer la convention, à condition que le cadre légal soit réformé. Mars Di Bartolomeo maintient toutefois sa version des faits.
"S’ils estiment ne pas avoir quitté la table des négociations, ils se sont néanmoins retirés de la convention. Cela signifie qu’ils ne participent plus aux discussions concernant la convention et qu’ils en ont transmis la responsabilité au gouvernement. Ils se sont donc volontairement mis sur la touche en ce qui concerne la convention. Bon, si on n’appelle pas cela 'quitter la table des négociations', alors moi, j’appelle cela 'se mettre soi-même sur la touche'. Et quand on se met sur la touche, on ne peut pas marquer de buts. C’est aussi simple que cela. [...]"
Mars Di Bartolomeo appelle les médecins à revenir à la table des négociations et à y faire valoir leurs revendications. La ministre de la Santé Martine Deprez, quant à elle, a préféré ne pas commenter davantage la situation.
"Je ne donnerai pas d’informations à ce sujet pour le moment, ni ne ferai de commentaire, car je ne sais pas où il y aurait eu de la désinformation."
L’AMMD a également reproché à la ministre d’exercer une pression en affirmant que la CNS pourrait tout simplement signer la convention avec une autre association représentative. Les médecins ont clairement indiqué qu’ils ne pouvaient pas être remplacés en tant que partenaire conventionnel, car aucune autre association ne disposerait des effectifs, de l’expérience ou de l’ancienneté nécessaires, ce que prévoit pourtant l’article correspondant du Code de la sécurité sociale.
La ministre répond sur ce point : "Ce n’est pas non plus ce que j’ai dit. J'ai juste exposé le cadre juridique. S’il n’y a pas de convention, la CNS peut lancer un appel en vue de négocier une convention. Elle doit alors voir, comme en décembre dernier, qui se manifeste. Si deux ou trois associations se manifestent, il faudra déterminer laquelle est la plus représentative."
La ministre de la Santé a toutefois indiqué que l’AMMD souhaitait continuer à participer aux cinq groupes de travail. Elle se dit donc optimiste quant à la poursuite constructive des discussions.