
La Chambre s'est dotée d'une charte sur l'intelligence artificielle, ce qui fait d'elle l’un des premiers parlements de l’Union européenne à se donner une réglementation pour encadrer l’usage des systèmes d’intelligence artificielle. La Charte sur l’IA de la Chambre, qui repose sur l'"AI Act", le règlement européen concernant l’intelligence artificielle, reprend 10 lignes directrices concernant l'utilisation de l'IA. Notre collègue de RTL, Fanny Kinsch, a interrogé le secrétaire général de la Chambre des députés, sur l'utilisation de l'IA.
Le Parlement luxembourgeois a commencé à élaborer des projets avec l'IA il y a quatre ans, selon Laurent Scheeck. Nous avons estimé important de nous doter d'un cadre éthique. L'intelligence artificielle ne peut notamment pas supplanter l'humain.
"C'est absolument exclu. C'est pourquoi nous avons décidé, afin de communiquer en toute transparence et de rassurer les gens, d'élaborer une charte sur l'IA."
Il y figure donc que l'IA doit être utilisée dans une "logique de support", mais aussi que le personnel de la Chambre doit être formé et sensibilisé et qu'une évaluation des risques doit être réalisée pour tout projet impliquant l'intelligence artificielle.
"Pour que nous puissions exploiter les opportunités offertes par l’IA, et en même temps pour dissiper les craintes."
Le travail politique n'est pas visé, le cadre vaut pour les collaborateurs de la Chambre. L'IA est actuellement utilisée à la Chambre pour la transcription, l'archivage et la traduction.
"Là où nous avons relativement bien avancé, c'est sur le premier projet, à savoir la transcription des débats parlementaires, où nous utilisons déjà l'outil que nous avons développé en collaboration avec l'Université du Luxembourg."
Une collaboration est également envisagée avec l'Université du Luxembourg pour la traduction, selon Laurent Scheeck.
"Parce que c'est la priorité que s'est fixée la Chambre d'offrir à l'avenir un sous-titrage, afin de pouvoir mieux répondre au pluralisme linguistique du Luxembourg."
Pour l’archivage, l’intelligence artificielle aide à identifier les données sensibles. Cela permet de catégoriser et d'analyser les documents.