"Cela fait maintenant six jours que l'Etat agit en parfaite illégalité" a martelé le bourgmestre, Michel Wolter, mardi en réaction à l'installation d'une clôture sur un terrain appartenant à la commune de Bascharage.
"Ce n'est pas le principe, c'est la manière" explique M. Wolter. Il aurait appris l'installation de cette clôture en consultant la presse nationale. "La commune n'a nullement été impliquée" d'après lui.
S'il ne condamne pas l'idée des clôtures, il critique cependant l'endroit où elles ont été installées: "A certains endroits, elles sont érigées à plusieurs kilomètres de la frontière."
D'après le bourgmestre, ces choix laisseraient des localités comme celle de Clémency "sans protection aucune". Dans son communiqué, il rappelle "qu'un seul cas de contamination aura des répercussions pour le secteur de l'élevage, du tourisme et de la production de viande porcine".
Revenant à la clôture installée dans sa commune, le bourgmestre dénonce "une violation de la propriété", l'absence d'une autorisation de construire et promet "des mesures" si le gouvernement ne réagit pas avant le 4 avril.
Informations prises auprès de la commune, nous avons appris que les instances gouvernementales compétentes ont "enfin pris contact avec la commune de Käerjeng" et qu'une réunion d'information est prévue ce jeudi à 19h30 à Clémency.