Après l'affaire CaritasLes propositions du LSAP pour les associations et fondations du Luxembourg

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Le LSAP salue la décision du gouvernement d'essayer de trouver une solution afin de maintenir les activités de Caritas en vie malgré le récent scandale de détournement d'argent.
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Lors d'une conférence de presse ce vendredi, le plus grand parti d'opposition a annoncé regretter l'absence de réponse de la part du gouvernement aux nombreuses questions ainsi que le manque de communication des autorités dans cet épineux dossier.

Selon nos informations, les entités de Caritas impactées par la fraude devraient être liquidées et leurs activités seront reprises par de nouveaux départements au sein de l'ONG. Pour Franz Fayot, député et juriste, cela ne devrait pas poser problème: "mais on se pose beaucoup de questions par rapport à l'avenir des collaborateurs, des partenaires, des logements et des projets de Caritas. On note encore des lacunes législatives dans le domaine des créations d'ASBL au Luxembourg, ce qui provoque pas mal d'approximations".

Avec les députés Bofferding et Delcourt, ils sont d'avis qu'il est "évident" que les membres de la direction et du conseil d'administration ne soient plus représentés dans ces nouvelles entités: "même si on n'est pas coupable, on est responsable", souligne Franz Fayot.

Renforcer la gouvernance

Le LSAP a présenté une proposition de loi qui réagit directement au détournement de fonds. Ils souhaitent introduire le principe d'un contrôle "à quatre yeux" dans le cadre de transactions de plus de 10.000 euros. Pour des montants supérieurs à 100.000 euros, il faudra que la transaction soit vérifiée par quatre personnes et pour les virements de plus de 500.000 euros, le conseil d'administration devra également participer à la vérification.

Selon le plus grand parti d'opposition, ce nouveau règlement devra renforcer la gouvernance des fondations et des associations ayant conclu une convention avec l'État afin de réinstaurer la confiance dans le domaine caritatif. Des clauses anti-corruption dans les conventions publiques ont également été proposées par le LSAP qui demande également à ce que la Chambre des députés puisse mandater la Cour des comptes pour vérifier les ASBL conventionnées.

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