
Ces conclusions proviennent de chiffres préparés par le ministère des Finances en vue de la tripartite de ce week-end et communiqués à RTL.
Au mois d'août, l'État central, le budget de l'État sans les communes et la sécurité sociale, enregistrait un excédent d'un milliard d'euros. Ce résultat provenait en partie d'une hausse de certaines recettes, augmentées par l'inflation. D'autre part, en raison de l'impact encore relativement limité de l'inflation sur les dépenses publiques.
Sur l'année complète, le ministère des Finances prévoit cependant un déficit compris entre 1 et 1,5 milliard d'euros, en raison d'une dégradation drastique du solde dans les prochains mois.
D'une part, les autorités expliquent cette évolution négative par le crédit d'impôt "énergie" qui compense la tranche indiciaire reportée au mois d'avril prochain. Le contexte macroéconomique pourrait également impliquer une baisse des recettes. Enfin, les tableaux du ministère des Finances montrent clairement que les travaux budgétaires actuels entre les administrations et le ministère devraient également conduire à une dégradation du solde pas seulement en 2022, mais également ces prochaines années.
Après ses entrevues bilatérales avec le patronat et les syndicats, le Premier ministre Xavier Bettel avait à nouveau promis mercredi des aides pour les ménages et les entreprises impactés par la forte de hausse des coûts de l'énergie. Il a, en même temps, également déclaré que le gouvernement s'en tiendrait aux objectifs budgétaires fixés dans l'accord de coalition. Les trois partis DP, LSAP et déi Gréng se sont engagés à maintenir la dette publique en dessous de 30% du PIB.
La ministre des Finances Yuriko Backes (DP) et son parti ont à nouveau répété que le pays ne disposait pas d'assez de réserves pour financer une adaptation des barèmes fiscaux à l'inflation. Une telle réforme coûterait entre 500 à 600 millions d'euros par an, selon eux, mais ils omettent de préciser que d'autres adaptations et ce genre de réforme pourrait également engendrer des recette supplémentaires.