
La ministre de la santé, Paulette Lenert, a qualifié les derniers chiffres d'"alarmants". Durant la semaine du 5 au 11 octobre en effet, le nombre de cas positifs (806, +47%) et le nombre de leurs contacts étroits identifiés (6.868, +50%) étaient en forte augmentation.
Le taux d’incidence s’élève à 129 cas positifs pour 100.000 habitants sur sept jours. Les autorités ont réalisé plus de 39.000 tests. "Il va y avoir d'autres vagues (de l'épidémie, ndlr)" a confirmé Paulette Lenert.
Les capacités hospitalières ont été sollicitées davantage que lors de la semaine précédente, mais la ministre se veut rassurante. "L'activité est normale, il n'y a rien d'inquiétant. Nous ne sommes pas dans la même situation qu'au printemps. Il y a plus d'activité mais pas forcément que sur des cas de Covid" a-t-elle dit mercredi matin. L'automne étant propice aux refroidissements et au retour de certaines maladies, la ministre a estimé qu'il s'agissait d'une "période difficile" durant laquelle il fallait maintenir les gestes barrière et la distanciation.
En revanche, après une fin d'été plus calme, le Luxembourg a enregistré plusieurs décès depuis début octobre: six sont survenus pendant la semaine du 5 au 11 octobre. "Il s'agissait de personnes âgées (83 ans en moyenne) avec des comorbidités" a confirmé la ministre, rappelant la dangerosité du virus pour certaines franges de la population.

Pour la semaine du 5 au 11 octobre, le milieu d'infection le plus important est le milieu familial (25% des cas). La ministre de la Santé a indiqué qu'une certaine "augmentation" avait également été enregistrée dans le domaine de l’éducation, avec 12% des cas contre 7% la semaine passée. Les cas en lien avec des voyages à l’étranger continuent à baisser (de 13% à 7%) et les loisirs avec 3% (1% la semaine passée).
En outre, 5% des cas sont liés au milieu professionnel (8% la semaine passée), 3% au secteur aide et soins (5% la semaine passée), 2% à la colocation (3% la semaine passée), 3% à des fêtes de famille ou entre amis (2% la semaine passée).
Si le "contact tracing" manuel réalisé par l'État fonctionne toujours, la ministre a appelé la population à anticiper l'apparition d'un cas contact parmi leurs proches. "Notez les noms des personnes que vous rencontrez et les circonstances de la rencontre, cela facilitera la travail de traçage et permettra de limiter les nouvelles infections."
La moyenne d’âge des cas d'infection a légèrement baissé à 36,8 ans contre 37,6 ans précédemment. La tranche des 15-29 ans ressort actuellement comme étant la plus touchée avec un taux d’incidence deux fois supérieur au reste de la population. On observe aussi une assez forte augmentation de l’incidence chez les personnes âgées de 60-74 ans et de 75 ans et plus. Actuellement, on dépasse un taux d’incidence de 50 sur 100.000 pour toutes les tranches d’âge.